Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - L'affaire Sarah Halimi, de Noémie Halioua

23 Mai 2018 | 158 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Tel Aviv sur Seine : succès sur les berges et sur le net, opération réussie !

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29 Juillet 2015
Catégorie : France

Mars 2015, je suis à Bruxelles pour présenter mon livre écrit sous le pseudo de Sefwoman, « Je suis juive mais je me soigne ». Au fond de la salle, 3 garçons se marrent. Je parle de ma grand-mère et de service 98 pièces au liseré doré, de son refus de me parler de l’Algérie, des plats typiques, je les vois acquiescer. A la fin de la présentation, ils ont tous les trois le livre en main. « La dédicace c’est pour qui ? », « Ismaël ».

Célébrer le 14 juillet à Tel-Aviv – une occasion de célébrer la double appartenance culturelle et nationale sur un mode festif et joyeux.

12 juillet 1906, Alfred Dreyfus  est réhabilité par la cour de cassation de Rennes. C’était il y a 109 ans, autant dire une éternité.  

INTERNATIONAL - Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang, parce que l'Etat juif est (toujours) considéré et traité quelque part comme le Juif des Etats.
Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang, parce que l'Etat juif est (toujours) considéré et traité quelque part comme le Juif des Etats. Rappelons à ce sujet qu'une campagne BDS -pour Boycott-Désinvestissement-Sanctions- tente de s'implanter en France, en incitant à boycotter les personnes et les produits provenant de ce pays. Expliquons.


Artcile publié dans le Huffinghton Post http://www.huffingtonpost.fr/marc-knobel/boycott-produits-israeliens_b_7...

Un entretien entre Marc Knobel et Michaël de Saint Cheron, philosophe des religions.

Marc Knobel livre une analyse de l'opinion publique à l'égard de l'antisémitisme et d'autres sujets (avant et après les attentats de Janvier 2015).

Franck Guillory, journaliste, auteur et réalisateur de documentaires s'est rendu à Auswithz en Avril dernier, il nous raconte son expérience et ses souvenirs dans un article publié sur son blog.

Compte-rendu d'un magnifique livre de Benjamin Stora qui raconte son enfance juive à Constantine.

 

Des centaines de tombes ont été profanées au cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), dimanche 15 février 2015, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué de presse

Neuf ans après l’assassinat d’Ilan Halimi, voici la « chronique d’une barbarie et de ses conséquences médiatiques, politiques et judiciaires »,  par Marc Knobel, historien, chercheur, directeur des Études du CRIF

 

Le Hors-série de L'Express numéro 28, "Regards sur l'Histoire" consacré aux Juifs de France a mis en émoi une partie de la communauté juive, François Heilbronn, professeur des universités associé à Sciences-Po Paris et Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv lui a adressé deux lettres ouvertes publiées dans l'Arche.
 

 

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme est comme une bête particulièrement enragée et puante. Il rôde, nous ne le savons que trop bien...

Pages

L'affaire Sarah Halimi*, de Noémie Halioua

Noémie Halioua, journaliste, dirige les pages « Culture » de l’hebdomadaire Actualité Juive. C’est un jeudi 18 mai, à 13 heures, alors qu’elle est de permanence au journal, que son téléphone sonne. Au bout du fil, une voix mal assurée, émue, celle de William Attal, le frère de la malheureuse Sarah Halimi. Il veut parler à quelqu’un car depuis la tragédie qui a foudroyé sa malheureuse sœur, les portes se  ferment, les oreilles, notamment dans le monde de la presse, se bouchent.

Dans la communauté juive, par contre c’est encore le choc. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2018, Kobili Traoré, un Franco-Malien de 27 ans, qui a pénétré par effraction dans le domicile de Sarah Halimi, une HLM du quartier de Belleville, au 26, rue Vaucouleurs, la roue de coups aux cris de « Allah Akbar » avant de la défenestrer.

Si, pour la famille, la motivation antisémite ne fait aucun doute, les pouvoirs publics vont longtemps tergiverser avant de retenir ce motif aggravant. Longtemps, on en restera à la qualification de « séquestration et homicide volontaire ». D’autant plus que la France est alors en pleine campagne électorale pour l’élection présidentielle. L’assassin, lui, sera placé en service psychiatrique.

Noémie Halioua, n’hésite pas et, prenant le taureau par les cornes, se lance dans une véritable enquête.

On apprend ainsi que Lucie Attal, qui, plus tard, deviendra Sarah Halimi, est née à Nogent-sur-Marne le 30 novembre 1951. Ses parents avaient, peu avant,  fui Constantine, en Algérie, alors en proie à des violences antisémites. Ils auront quatre enfants : Béatrice, Lucie, William et Roselyne. Lucie-Sarah, qui fera des études de médecine, choisira, à l’âge de vingt ans, l’orthodoxie juive, rejoignant la communauté de la rue Pavée à Saint-Paul, dans le quartier du Marais. Plus tard, elle rencontre et épouse un psychologue, Yaacov Halimi. L’œuvre de sa vie sera la direction d’une crèche.

Et c’est cette femme tranquille et pieuse que Kobili Traoré va assassiner dans des conditions épouvantables. Avec lucidité, Noémie Halioua analyse le nouvel antisémitisme issu des milieux islamistes, l’exode intérieur et extérieur des communautés juives, une forme d’inertie policière, les ratés du début de l’enquête…

Sarah Halimi a été enterrée le 6 avril 2017 au cimetière de Har Haménouhot à Jérusalem.

Un premier livre pour cette très jeune auteure. Un coup de maître. Bravo !

Jean-Pierre Allali

(*) Editions du Cerf. Mars 2018. 144 pages. 16 €.

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