Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - L'affaire Sarah Halimi, de Noémie Halioua

23 Mai 2018 | 158 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Jeudi 6 septembre s'est tenue la cérémonie d'échange des vœux entre les responsables de la Communauté juive, la Maire de Paris Anne Hidalgo et la présidente du Conseil régional d'Ile de France Valérie Pécresse.

Jeudi 26 juillet, j'ai écrit au Ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian afin de lui faire part de mon étonnement face à l'absence de mention d’Israël dans les déclarations du Quai d'Orsay suite à l'évacuation de casques blancs syriens.

Mercredi 25 juillet, j'ai adressé des courriers aux Présidents respectifs de la Fédération Française des Échecs et de la Fédération Française de Judo. L'objectif : mener à bien le combat pour l'égalité et contre la discrimination de toute nature.

Fausses rumeurs, photos ou vidéos truquées… les fausses informations, ou fake news, inondent le net. La désinformation va parfois plus loin, prenant la forme de théories à l’apparence scientifique.

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Actualité

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

Dans leur numéro de janvier, le magazine Youpi, destiné aux enfants de 5 à 8 ans, a clairement laissé entendre à ses jeunes lecteurs qu' "Israel n'était pas un vrai pays".

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Le judaïsme indien est assez méconnu en France. Pourtant, il est d'une implantation millénaire. Il y avait environ 35 000 Juifs aux Indes lors de la création de l'État d'Israël

Johnny est malade. Oui, le grand Johnny. Lundi, la fille de Johnny Hallyday avait annoncé que son père souffrait d'un cancer avant de crier au piratage de son compte. Ce mercredi soir, c'est finalement le chanteur lui-même qui prend soin d'envoyer un mot sur Twitter pour rassurer ces fans. Si on lui a dépisté « des cellules cancéreuses » pour lesquelles il est « traité », il assure être confiant sur son suivi. "Mes jours ne sont pas aujourd'hui en danger, rappelle L’Express du 9 mars.

Cela paraîtra peut-être étrange à certains de mes lecteurs, mais j’aime Johnny, j’aime son timbre de voix, j’aime aussi certaines de ces chansons, je suis presque, presque un fan.

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Opinion

Par Chloé Blum

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L'affaire Sarah Halimi*, de Noémie Halioua

Noémie Halioua, journaliste, dirige les pages « Culture » de l’hebdomadaire Actualité Juive. C’est un jeudi 18 mai, à 13 heures, alors qu’elle est de permanence au journal, que son téléphone sonne. Au bout du fil, une voix mal assurée, émue, celle de William Attal, le frère de la malheureuse Sarah Halimi. Il veut parler à quelqu’un car depuis la tragédie qui a foudroyé sa malheureuse sœur, les portes se  ferment, les oreilles, notamment dans le monde de la presse, se bouchent.

Dans la communauté juive, par contre c’est encore le choc. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2018, Kobili Traoré, un Franco-Malien de 27 ans, qui a pénétré par effraction dans le domicile de Sarah Halimi, une HLM du quartier de Belleville, au 26, rue Vaucouleurs, la roue de coups aux cris de « Allah Akbar » avant de la défenestrer.

Si, pour la famille, la motivation antisémite ne fait aucun doute, les pouvoirs publics vont longtemps tergiverser avant de retenir ce motif aggravant. Longtemps, on en restera à la qualification de « séquestration et homicide volontaire ». D’autant plus que la France est alors en pleine campagne électorale pour l’élection présidentielle. L’assassin, lui, sera placé en service psychiatrique.

Noémie Halioua, n’hésite pas et, prenant le taureau par les cornes, se lance dans une véritable enquête.

On apprend ainsi que Lucie Attal, qui, plus tard, deviendra Sarah Halimi, est née à Nogent-sur-Marne le 30 novembre 1951. Ses parents avaient, peu avant,  fui Constantine, en Algérie, alors en proie à des violences antisémites. Ils auront quatre enfants : Béatrice, Lucie, William et Roselyne. Lucie-Sarah, qui fera des études de médecine, choisira, à l’âge de vingt ans, l’orthodoxie juive, rejoignant la communauté de la rue Pavée à Saint-Paul, dans le quartier du Marais. Plus tard, elle rencontre et épouse un psychologue, Yaacov Halimi. L’œuvre de sa vie sera la direction d’une crèche.

Et c’est cette femme tranquille et pieuse que Kobili Traoré va assassiner dans des conditions épouvantables. Avec lucidité, Noémie Halioua analyse le nouvel antisémitisme issu des milieux islamistes, l’exode intérieur et extérieur des communautés juives, une forme d’inertie policière, les ratés du début de l’enquête…

Sarah Halimi a été enterrée le 6 avril 2017 au cimetière de Har Haménouhot à Jérusalem.

Un premier livre pour cette très jeune auteure. Un coup de maître. Bravo !

Jean-Pierre Allali

(*) Editions du Cerf. Mars 2018. 144 pages. 16 €.

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