Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - Réinventer les aurores, par Haïm Korsia

04 Novembre 2020 | 302 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Mon discours prononcé au dîner du Crif Grenoble-Dauphiné, le 22 octobre 2017.

Mon discours à la cérémonie d'hommage aux Juifs engagés volontaires qui s'est tenue le 15 octobre 2017 au cimétière de Bagneux.

Dans ce courrier, j'ai félicité Audrey Azoulay pour son élection. J'ai également attiré son attention sur les positions récentes de l'Unesco sur Jérusalem et commente les relations passées de l'organisation avec le Crif.

Mardi 10 octobre 2017, j'ai été reçu par le Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères pour un long tour d'horizon.

Portrait de Invité
#BlogDuCrif - Devoir de mémoire
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20 Septembre 2017
Catégorie : France

Il y a 76 ans, le 15 décembre 1941, 69 hommes ont été fusillés au Fort du Mont Valérien à Suresnes, dans les Hauts de Seine par les autorités d’occupations allemandes. Ces hommes, français et étrangers, furent arrêtés par les forces de polices françaises de la Préfecture de police du département de la Seine (à l’époque).

Je vais vous raconter l’histoire de Moritz Singer, mon oncle, le frère de ma mère, un de ces fusillés.

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

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Actualité

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Le judaïsme indien est assez méconnu en France. Pourtant, il est d'une implantation millénaire. Il y avait environ 35 000 Juifs aux Indes lors de la création de l'État d'Israël

Johnny est malade. Oui, le grand Johnny. Lundi, la fille de Johnny Hallyday avait annoncé que son père souffrait d'un cancer avant de crier au piratage de son compte. Ce mercredi soir, c'est finalement le chanteur lui-même qui prend soin d'envoyer un mot sur Twitter pour rassurer ces fans. Si on lui a dépisté « des cellules cancéreuses » pour lesquelles il est « traité », il assure être confiant sur son suivi. "Mes jours ne sont pas aujourd'hui en danger, rappelle L’Express du 9 mars.

Cela paraîtra peut-être étrange à certains de mes lecteurs, mais j’aime Johnny, j’aime son timbre de voix, j’aime aussi certaines de ces chansons, je suis presque, presque un fan.

Pourquoi dans cette affaire, est-ce Bensoussan qui seul est poursuivi en justice et non pas simultanément Smaïn Laacher ?

 
"La culture est ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers", déclarait André Malraux. C'est pour toutes ses vertus que la culture est grande et qu'elle reste et doit rester un rempart contre l'obscurantisme, le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. De chaque création artistique doit jaillir une lumière. C'est à cela que doit aspirer chacun de ceux qui ont le bonheur de pouvoir créer ou d'interpréter une oeuvre. 

 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

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Opinion

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Réinventer les aurores, par Haïm Korsia (*)

 

Les Juifs de France ne réalisent pas toujours la chance qui est la leur d’avoir pour Grand rabbin et pour guide spirituel un homme jeune-il est né en 1963 à Lyon-, brillant et dynamique, un fan d’aviation qui effectua son service militaire dans l’armée de l’air à Toul puis à  Contrexéville.

Dans ce livre, Haïm Korsia se propose, comme le titre l’indique, de réinventer les aurores. Qu’est-ce à dire ? L’auteur s’en explique dès l’introduction de son bel ouvrage : « Réinventer les aurores, c’est retrouver le souffle des premiers matins de la République : s’éveiller et s’émerveiller, lucides mais jamais désespérés ». Il s’agit, à l’aune d’une longue fréquentation des textes bibliques et de la littérature profane, des acteurs de la vie politique, des poètes et de nombreux citoyens de toutes conditions, de faire le point sur l’état du monde pour envisager sereinement une nouvelle orientation, un nouvel élan, un nouveau départ. La poéthique, mot-valise qui allie poésie et éthique, bien épaulée par le judaïsme, qui joue le rôle d’avantage collatéral, un bonus, en somme, permet le regard neuf et énergique que Haïm Korsia se propose de jeter sur le monde.

À l’heure où la planète est complètement déboussolée par un mal aussi sournois qu’insaisissable, le Grand rabbin de France veut définitivement tourner le dos au renoncement. Face aux grandes questions que se pose le monde d’aujourd’hui, il veut échanger, espérer, rêver afin que de nouveaux possibles puissent être inventés.

« Vous ne trouverez pas ici le livre d’un Juif pour les Juifs, mais la réflexion que peut offrir un homme porteur de la part juive de la France, s’adressant à l’ensemble de ses concitoyens ». Et, pour le dire encore et autrement : « Je veux proposer un manifeste contre l’indifférence, un plaidoyer pour la fraternité, une politique de la jubilation et du bonheur retrouvé ».

Sous la plume alerte du Grand rabbin Korsia, on passe de Gaston Bachelard à Moïse, de Guillaume Apollinaire à Paul Valéry, des Maximes des Pères à la sociologie d’Émile Durkheim, d’Emmanuel Levinas à Emmanuel Macron, de Jacques Chirac à Élie Buzyn, de Hegel à Bernard-Henri Lévy et d’Abraham à Victor Hugo.

L’analyse de l’antisémitisme, notamment à la lumière de l’assassinat de Lucie Attal-Halimi, en avril 2017 ou des profanations de tombes juives conduit à affirmer, avec Charles Péguy, que nos âmes ne s’y habitueront jamais.

Haïm Korsia, dans sa monstration, n’hésite pas à prendre des exemples concrets : le combat des ouvriers de l’aciérie d’Ascoval, la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la révolte des Gilets Jaunes, l’éventuelle transformation de l’ENA, l’écologie et la technologie, les problèmes du monde agricole et les promesses de l’intelligence artificielle. Ou encore la question des GAFA, la laïcité, la place de l’islam en France, le rôle de la SNCF et celui de la Caisse des Dépôts.

On croise au fil des pages Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Enthoven et Marion Maréchal, Georges Hansel, mais aussi Rabbi Yehouda, Rabbi Chimon et Rabbi Yossi.

Une réflexion magistrale qui incite à une « espérance pour chacun ».

Époustouflant !

 

Jean-Pierre Allali

(*). Éditions Fayard. Mars 2020. 208 pages. 17 €.