Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - Sarah Bernhardt, l'indomptable, par Évelyne Morin-Rotureau

06 Janvier 2021 | 118 vue(s)
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France

Francis Kalifat a bien connu Robert Castel, durant les dernières années de sa vie. Ce fut une très belle rencontre, il garde en mémoire de beaux souvenirs. Francis Kalifat était présent à son enterrement. 

Martine Ouaknine est adjointe au Maire de Nice, déléguée au devoir de mémoire, à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, conseillère métropolitaine et départementale, présidente honoraire du Crif Sud-Est.

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Israël

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

Pour #Jerusalem partagez & faites entendre l’Histoire !

Itinéraire de Paris à Jérusalem est un récit de voyage de François-René de Chateaubriand publié en 1811. Il relate un voyage effectué de juillet 1806 à juin 1807.
Il est divisé en sept parties : la 5eme est  consacrée à Jérusalem

Comme chaque année, l'association ASI/Keren Or que je préside, distribue des lunettes de vue en Israël aux plus démunis. Cette année l'opération s'est déroulée dans la ville de LOD.

Réflexion d’un professeur d’histoire-géographie sur l’abstention de la France au vote de la résolution adoptée par le comité du patrimoine mondial de l’Unesco niant tous liens entre les Juifs et les lieux saints de Jérusalem.

Vendredi 21 octobre j'étais l'invité témoin du journal de Radio J peu après le vote abérrant à l'Unesco d'une résolution sur Jérusalem

FOR JERUSALEM NO VOICE MUST MISS
FOR JERUSALEM NONE OF US CAN REMAIN SILENT

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Un ouvrage sympathique et émouvant à découvrir.

Une grande passion pour Israël et pour le peuple juif.

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

J'ai été interviewé par Marc-Olivier Fogiel et Eléanor Douet, sur RTL, lundi 30 mai 2016, à la suite de mon élection à la Présidence du Crif.

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Opinion

Discours de Marcel Dreyfuss,  Président d’honneur du Consistoire, représentant du Crif ARA - Dimanche 18/7/2021 au CHRD

Discours prononcé à la cérémonie du 18 juillet par M. Albert Massiah, Président du Crif Bordeaux-Aquitaine, lors de la « Journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites commis par l’État français de Vichy et en hommage aux Justes de France. »

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Sarah Bernhardt, l'indomptable, par Évelyne Morin-Rotureau  (*)

 

Bien qu’elle se soit, très jeune, convertie au catholicisme, Sarah Bernhardt est, à juste titre, considérée comme une figure d’Israël.

Quatre-vingt-dix ans après sa mort, le doute subsiste encore sur la date et le lieu de la naissance de celle qui fut en son temps un monstre sacré du théâtre, la "divine bohême de Belle-Île-en-mer."

Officiellement, Sarah Marie Henriette Bernhardt, fille d’Edouard Bernhardt et de Judith Van Hard, est née le 25 septembre 1844.

Sa mère, Judith Julie Youle Van Hard, fille de Moses Bernard, un oculiste juif et de Janetta Hartog, était née à Berlin.

Pour ce qui est du père de Sarah, certaines pistes remontent à un notaire du Havre, Maurice Bernard, d’autres à l’officier de de marine Morel ou encore à un riche fonctionnaire havrais non identifié.

Très tôt, la petite Sarah sera placée en nourrice. À neuf ans, elle est confiée au couvent de Grandchamp à Versailles. Elle y est baptisée et y fait sa première communion avant de rejoindre sa mère, rue Saint-Honoré, à Paris. Elle a alors quatorze ans.

C’est la carrière de ce personnage extraordinaire que nous retrace Evelyne Morin-Rotureau dans un petit livre destiné à la jeunesse mais qui peut être lu avec profit par les lecteurs de tous âges. On y découvre que Sarah n’était pas un élève modèle : « l’arithmétique la rendait folle et l’orthographe l’assommait ». Et elle détestait le piano ! Et, fait incroyable, elle n’aime pas le théâtre et ne veut pas être, plus tard, une actrice ! Par contre, elle adorait observer les animaux : lézards, grillons, araignées et même couleuvres. Plus tard, elle passera aux lionceaux, aux pumas, aux chiens et aux oiseaux.

On le sait, Sarah sera quand même reçue au Conservatoire et intégrera avec bonheur la Comédie Française dès l’âge de seize ans.

La carrière de Sarah sera fulgurante et la tragédienne, merveilleuse interprète de Racine et de Marivaux,  de Victor Hugo et de Musset, de Shakespeare parcourra le monde : Espagne, Angleterre, Belgique, Hollande, Portugal, Danemark, Suède, Norvège, Italie, Grèce, Autriche, Hongrie, et, en 1880, l’Amérique. Sans oublier l’Afrique du Nord, le Brésil ou encore l’Australie.

Tout au long de ce petit livre sympathique, on fait la connaissance des amis de la famille puis de ceux de Sarah : le duc de Morny, le prince Napoléon, le compositeur Rossini, George Sand, Oscar Wilde, Thomas Edison, Alphonse Mucha, Edmond Rostand,  Reynaldo Hahn, Octave Mirbeau, Marie Curie, Georges Clemenceau, le général Foch et bien d’autres.

On réalise aussi à quel point elle adore son fils Maurice bien qu’il soit un joueur invétéré

À l’heure où, en France, on polémique autour de la question du changement du titre du livre d’Agatha Christie, « Les dix petits nègres », on réalise qu’à l’époque, déjà, le problème s’était posé. A New York, pour ne pas choquer un public réputé prude, « La dame aux camélias » qui raconte la vie d’une prostituée a été rebaptisé « Camille ».

De 1862 à 1923, date de sa mort, Sarah Bernhardt aura créé 70 rôles et joué dans 125 pièces. « Ma vraie patrie, aimait-elle dire, c’est l’air libre et ma vocation, l’art sans contrainte ».

Très intéressant.

Jean-Pierre Allali

 

(*)Éditions Oskar. 2020. 80 pages. 9,95 €.