Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - Sarah Bernhardt, l'indomptable, par Évelyne Morin-Rotureau

06 Janvier 2021 | 118 vue(s)
Catégorie(s) :
France

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Cette période de fêtes juives en France, rime aujourd'hui avec contrôles de sécurtié et détecteurs de métaux

Une stèle en mémoire des victimes de la Shoah qui n’ont pas de sépulture, "ni ici, ni ailleurs", a été inaugurée dans le cimetière parisien de Bagneux.
Une cérémonie solennelle - et sous haute sécurité - qui, à Bagneux, dix ans après la mort d’Ilan Halimi, séquestré et torturé dans la cité de la Pierre-Plate parce qu’il était juif, était d’autant plus symbolique.

Dimanche 11 septembre 2016, j'étais l'invité de l'émission "30 minutes pour convaincre".

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

Le Times of Israel a repris ma critique de la comparaison musulmans de France - juifs pendant la Shoah.

Je fais suite aux propos de Jean Luc Melenchon travestissant l'Histoire de France.

Aux côtés de Bruno Valentin, prêtre du diocèse de Versailles et Ahmet Ogras, vice-président du CFCM sur le plateau de BFM TV, j'ai réaffirmé mon sentiment d'horreur face à cet acte barbare qui s'est passé ce matin.

 

Dans quel monde vivons-nous et de quelle inhumanité est faite le monde ?

Retour sur le déchaînement de haines antisémites qui s’est produit l’été 2014, en France.

Ce sont toutes les plumes que l'on veut briser...

Une compilation exhaustive, à ce jour, des articles et des interviews que j'ai données à la presse française et internationale.

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

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Sarah Bernhardt, l'indomptable, par Évelyne Morin-Rotureau  (*)

 

Bien qu’elle se soit, très jeune, convertie au catholicisme, Sarah Bernhardt est, à juste titre, considérée comme une figure d’Israël.

Quatre-vingt-dix ans après sa mort, le doute subsiste encore sur la date et le lieu de la naissance de celle qui fut en son temps un monstre sacré du théâtre, la "divine bohême de Belle-Île-en-mer."

Officiellement, Sarah Marie Henriette Bernhardt, fille d’Edouard Bernhardt et de Judith Van Hard, est née le 25 septembre 1844.

Sa mère, Judith Julie Youle Van Hard, fille de Moses Bernard, un oculiste juif et de Janetta Hartog, était née à Berlin.

Pour ce qui est du père de Sarah, certaines pistes remontent à un notaire du Havre, Maurice Bernard, d’autres à l’officier de de marine Morel ou encore à un riche fonctionnaire havrais non identifié.

Très tôt, la petite Sarah sera placée en nourrice. À neuf ans, elle est confiée au couvent de Grandchamp à Versailles. Elle y est baptisée et y fait sa première communion avant de rejoindre sa mère, rue Saint-Honoré, à Paris. Elle a alors quatorze ans.

C’est la carrière de ce personnage extraordinaire que nous retrace Evelyne Morin-Rotureau dans un petit livre destiné à la jeunesse mais qui peut être lu avec profit par les lecteurs de tous âges. On y découvre que Sarah n’était pas un élève modèle : « l’arithmétique la rendait folle et l’orthographe l’assommait ». Et elle détestait le piano ! Et, fait incroyable, elle n’aime pas le théâtre et ne veut pas être, plus tard, une actrice ! Par contre, elle adorait observer les animaux : lézards, grillons, araignées et même couleuvres. Plus tard, elle passera aux lionceaux, aux pumas, aux chiens et aux oiseaux.

On le sait, Sarah sera quand même reçue au Conservatoire et intégrera avec bonheur la Comédie Française dès l’âge de seize ans.

La carrière de Sarah sera fulgurante et la tragédienne, merveilleuse interprète de Racine et de Marivaux,  de Victor Hugo et de Musset, de Shakespeare parcourra le monde : Espagne, Angleterre, Belgique, Hollande, Portugal, Danemark, Suède, Norvège, Italie, Grèce, Autriche, Hongrie, et, en 1880, l’Amérique. Sans oublier l’Afrique du Nord, le Brésil ou encore l’Australie.

Tout au long de ce petit livre sympathique, on fait la connaissance des amis de la famille puis de ceux de Sarah : le duc de Morny, le prince Napoléon, le compositeur Rossini, George Sand, Oscar Wilde, Thomas Edison, Alphonse Mucha, Edmond Rostand,  Reynaldo Hahn, Octave Mirbeau, Marie Curie, Georges Clemenceau, le général Foch et bien d’autres.

On réalise aussi à quel point elle adore son fils Maurice bien qu’il soit un joueur invétéré

À l’heure où, en France, on polémique autour de la question du changement du titre du livre d’Agatha Christie, « Les dix petits nègres », on réalise qu’à l’époque, déjà, le problème s’était posé. A New York, pour ne pas choquer un public réputé prude, « La dame aux camélias » qui raconte la vie d’une prostituée a été rebaptisé « Camille ».

De 1862 à 1923, date de sa mort, Sarah Bernhardt aura créé 70 rôles et joué dans 125 pièces. « Ma vraie patrie, aimait-elle dire, c’est l’air libre et ma vocation, l’art sans contrainte ».

Très intéressant.

Jean-Pierre Allali

 

(*)Éditions Oskar. 2020. 80 pages. 9,95 €.