Sophie Taïeb

Bloggueuse et rédactrice

Les chroniques culinaires - C’est Kippour! Qu’est-ce qu’on mange ?

25 Septembre 2020 | 319 vue(s)
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Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires ! 

 

Le jour du pardon approche et malgré les 25 heures de jeûne qui nous attendent, tous les ans, la même question est sur toutes les lèvres : Qu’est-ce qu’on mange ?

Car Kippour, pour toutes les familles, c’est tout un rituel : le repas d’avant, et les mets et boissons avec lesquels on rompt le jeûne. On ne parlera pas dans cet article du fait que certains ne peuvent s’empêcher de parler de nourriture pendant le jeûne, on ne se refait pas ! Pour l’écriture de cet article, nous avons interrogé plusieurs membres de la communauté et du staff au Crif pour comparer les habitudes de chacun. 

 

Le jour d’avant : bien manger et s’hydrater.

Les préparatifs de Kippour, cela commence bien avant le dîner : certains font bien attention à s’hydrater toute la journée, à éviter l’alcool, et à s’organiser sur la répartition des protéines et des glucides.

On a entendu des personnes jouer « simple et efficace » qui mangent un (énorme) plat de pâtes avant le jeûne, sensé aider à tenir 25 heures.

La team « poulet pâtes » (protéines et féculents) est plutôt en tête de notre sondage. Que ce soit sous forme de soupe ou épicé à la marocaine, le poulet et les pâtes sont les stars de l’avant Kippour.

Chez les tunisiens : couscous ! Evidemment ! LE couscous de l’année, que l’on mange sans retenue, sans se soucier des « deux kilos pris à shabbat »… ce plat est de toutes les tables et permet à chacun de se préparer aux 25 heures sans boire et manger.

Chez les israélo-marocains : de l’arak.

 

Pendant : on en parle ?

On est à la synagogue pour prier. Et même quand on n’y va pas, le temps est au recueillement et à l’introspection. Néanmoins, c’est un fait, on ne peut s’empêcher de parler nourriture ce jour-là ! Il paraît que c’est humain ! Vous savez, comme le fait de parler de nourriture alors que l’on est déjà à table… c’est nor-mal ! Et ça fait partie du folklore.

 

Après : on commence par quoi ?

Une fois que le shofar retentit, on voit parfois des jewish mamas sortir de leur sac des boulous entiers que l’on rompt comme un pain (gâteau sec tunisien avec de la poudre d’amandes des raisins secs et autres douceurs, on vous racontera dans une prochaine chronique), d’autres plus pragmatiques sortiront des dattes ou autres fruits secs. Certains ont des bouteilles d’eau ou des canettes de soda. D’autres enfin, plus prosaïques, attendent d’être à la maison pour commencer les festivités.

Chez les israélo-marocains : de l’arak.

Une fois à table, vous avez deux écoles : ceux qui commencent par une sorte de petit déjeuner avec café, citronnade (avec une pointe d’eau de fleur d’oranger bien sûr), thé, et mouna (brioche sucrée) ou bouscoutu et cigares au miel. Pour d’autres, on passe directement au salé avec de la charcuterie, de la tchouktchouka, et petit truc qui peut vous aider : du pain grillé frotté au cumin pour éviter les nausées. Enfin, chez les marocains, ce sera une dafina avec petits pois si c’est en semaine, et pois chiche si cela tombe shabbat.

Chez les israélomarocains : de l’arak.

Merci à tous ceux qui ont contribué à l’écriture de cet article. Gmar Hatima Tova et… bon appétit !

 

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