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Sarah Halimi - Francis Kalifat, Président du Crif : "Pour Sarah Halimi, je ne me tairai pas" (2017)

26 Juin 2017 | 207 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Si toi aussi, à chaque réunion de famille, chacun tente de convaincre l’autre que tel artiste/acteur/politicien/chanteur… est Juif en te démontrant par A + B qu’il a au moins « des origines, par son arrière-grand-père paternel », alors ce texte devrait te parler...

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Actualité

Le judaïsme indien est assez méconnu en France. Pourtant, il est d'une implantation millénaire. Il y avait environ 35 000 Juifs aux Indes lors de la création de l'État d'Israël

Johnny est malade. Oui, le grand Johnny. Lundi, la fille de Johnny Hallyday avait annoncé que son père souffrait d'un cancer avant de crier au piratage de son compte. Ce mercredi soir, c'est finalement le chanteur lui-même qui prend soin d'envoyer un mot sur Twitter pour rassurer ces fans. Si on lui a dépisté « des cellules cancéreuses » pour lesquelles il est « traité », il assure être confiant sur son suivi. "Mes jours ne sont pas aujourd'hui en danger, rappelle L’Express du 9 mars.

Cela paraîtra peut-être étrange à certains de mes lecteurs, mais j’aime Johnny, j’aime son timbre de voix, j’aime aussi certaines de ces chansons, je suis presque, presque un fan.

Pourquoi dans cette affaire, est-ce Bensoussan qui seul est poursuivi en justice et non pas simultanément Smaïn Laacher ?

 
"La culture est ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers", déclarait André Malraux. C'est pour toutes ses vertus que la culture est grande et qu'elle reste et doit rester un rempart contre l'obscurantisme, le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. De chaque création artistique doit jaillir une lumière. C'est à cela que doit aspirer chacun de ceux qui ont le bonheur de pouvoir créer ou d'interpréter une oeuvre. 

 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

L’Amitié judéo-chrétienne de France - dont plusieurs militants du Crif sont membres du Comité Directeur - a tenu dimanche 29 janvier son Conseil national, l’occasion pour nous de donner quelques nouvelles du front du dialogue.

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Un livre de Victoria Klem

Suite au vote le 16 décembre 2016 du conseil municipal de Clermont-Ferrand au vœu présenté par les groupes communistes, Front de gauche et Europe écologie, vœu relatif au boycott des produits israéliens fabriqués dans « les territoires palestiniens occupés », le Maire de Clermont-Ferrand a fait paraître dans le journal local la Montagne un communiqué. La présidente du CRIF Auvergne-Rhône- Alpes lui répond…

Au lendemain des déclarations du ministre israélien de la défense, lundi 26 décembre, qualifiant la conférence de paix sur le Proche-Orient qui doit se tenir prochainement à Paris de nouveau « procès Dreyfus », le Crif a condamné des propos « maladroits ».

 
 
 

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En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Il a fallu attendre de nombreuses années pour qu’enfin l’on reconnaisse que les actes et violences que subissent les Français juifs ne sont pas de la violence ordinaire mais bien l'expression violente d'un antisémitisme nouveau. 

De délinquants ordinaires en loups solitaires ou malades psychiatriques tout a été tenté pour ne pas reconnaitre qu’à nouveau en France des juifs étaient agressés et même tués uniquement parce qu’ils étaient juifs.

Tout a été fait pour refuser de voir cette nouvelle réalité de la société française : Les préjugés antisémites et l’antisémitisme sont devenus un marqueur "d’une partie croissante des Français musulmans qui, encore plus inquiétant, réunit 50% des 15 à 25 ans." (Institut Montaigne septembre 2016).

Notre société peine à affronter cette nouvelle réalité et à reconnaître l’évidence de nommer le mal lorsqu’il s’agit d’une victime juive.

Le 4 avril à 4 heures 41 du matin le corps sans vie d’une femme de 66 ans gît dans la cour intérieure de l’immeuble qu’elle habite au 26 rue Vaucouleurs dans le onzième arrondissement de Paris. 

Torturée au rythme de sourates du Coran, Sarah Attal-Halimi, vient d’être défenestrée vivante par le balcon de son propre appartement aux cris de Allah ou Akhbar par un jeune Français de 27 ans d'origine malienne, délinquant multirécidiviste, récemment radicalisé probablement lors d'un séjour en prison et fréquentant une mosquée salafiste.

Alors que plus qu’une évidence il s’agit là d’un cas d’école pour décrire un meurtre antisémite sur lequel pèse une  véritable omerta et ce crime ignoble n’est toujours pas reconnu comme tel.

Nous demandons depuis le premier jour, que toute la vérité soit publiquement révélée  sur cet assassinat sordide. 

Sarah Attal-Halimi n’a pas été assassinée parce qu’elle se trouvait par hasard sur le chemin du tueur ni parce qu’elle habitait cet immeuble ni parce qu’elle était directrice de crèche, ou parce qu’elle aurait eu de l’argent. Non Sarah Attal-Halimi a été massacrée parce qu’elle était juive et pour cette seule et unique raison.

Nous ne comprenons pas ces atermoiements qui consistent à vouloir nous présenter ce tueur comme un dément alors qu’il est un terroriste dont la démence présumée ne saurait pour autant occulter l’antisémitisme haineux.

Quelle serait cette étrangeté que l’on ne pourrait que minorer ou déqualifier un meurtre antisémite ? Et d’où vient cette logique qui voudrait qu’un crime raciste soit qualifié comme tel sans difficulté et pas un crime antisémite ? Le profil du meurtrier aurait-il un rapport avec la qualification de l’acte ?

Ce n’est pas une simple question que je pose, c’est un constat et une évidence. Et l’évidence exige de qualifier le crime, de dire les choses et de permettre à la famille de faire son deuil.

L’évidence est de ne pas chercher de fausses justifications et de vouloir se rassurer en pensant qu’un islamiste, sauf à être fou, ne pourrait pas assassiner une femme juive.

La mise en scène et la personnalité de l’assassin nous indique que Sarah Attal-Halimi est une nouvelle victime du terrorisme islamiste et que ce crime est antisémite car seule juive de son immeuble elle a été choisie comme victime expiatoire.

Sarah restera une victime de plus de cette nouvelle haine des juifs qui se développe  dans notre pays depuis le début des années 2000.

Ce que nous demandons qui découle de l’évidence, nous ne le demandons non par vengeance mais par justice et pour que justice soit faite il faut que sans plus tarder ce crime antisémite soit reconnu comme tel. Alors seulement Sarah pourra reposer en paix et sa famille pourra commencer son deuil.

D'ici là pour Sarah Attal-Halimi je ne me tairai pas.

Francis Kalifat, Président du Crif (2017)

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