Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - 11 jours du conflit russo-ukrainien

07 Mars 2022 | 317 vue(s)
Catégorie(s) :
Actualité

Pages

Opinion

Pages

Il y a 11 jours, démarrait au cœur de l’Europe un conflit dont la violence et l’intensité nous ont pris tous de court. Il y a 11 jours éclatait une véritable Guerre menée par la Russie contre son voisin l’Ukraine. Depuis 11 jours, chacun se pose la question de savoir jusqu’où peut aller cet embrasement et qui pourrait arrêter Poutine ? Qui pouvait imaginer voir des colonnes de blindés déferler sur l’Ukraine et des bombardements dignes de la seconde guerre mondiale frapper le cœur des villes ?

Qui pouvait imaginer au cœur de l’Europe, un pays être envahi par un État voisin ? Qui enfin pouvait s’attendre à des bombardements à proximité d’une centrale nucléaire ? À toutes ces questions existe une réponse : il est difficile d’arrêter la folie démoniaque d’un dictateur lorsqu’il décide de provoquer le monde.

Bien que la réaction internationale grandisse graduellement avec l’établissement de sanctions fortes, les effets n’ont encore que peu d’influence sur le dirigeant russe. Celui-ci poursuit son action et menace même d’utiliser l’arme nucléaire.

Depuis 11 jours, le bras de fer est de plus en plus sérieux et ne laisse personne indifférent tant la menace est grande.

Depuis 11 jours, comme lors des conflits que l’on imaginait d’un temps passé, des millions de civils quittent leur pays, leur ville, leur village, leur maison et se lancent dans une fuite désespérée sur les routes dans l’espoir d’échapper à la mort. Qui aurait imaginé qu’en 2022, en Europe, des images dramatiques d’une population déracinée soit d’actualité ?

Qui aurait pensé voir les images d’un peuple courageux, qui face à l’agresseur se prépare à résister et à se battre contre l’envahisseur qui l’assiège ?

Ces images ne doivent et ne peuvent nous laisser sans réaction ! Évidemment, la chose militaire n’est pas de notre ressort et nous ne pouvons qu’espérer et souhaiter que toutes les actions entreprises par nos dirigeants portent leurs fruits au plus vite car chaque jour est un jour de trop pour les victimes qui souffrent et un jour de plus pour l’agresseur du Kremlin.

Par contre montrons-nous tous solidaires des exilés en agissant afin qu’ils ne se sentent pas seuls et abandonnés.

Ces actions de solidarité ont commencé et je vous invite tous à les soutenir.

Le FSJU prend sa place dans ce travail important aux côtés des Habad et d’autres organisations humanitaires, la Croix-Rouge française, le Secours populaire, Sauveteurs sans Frontières …

Cherchons l’efficacité et continuons à manifester pour que nos voix unies soient les voix des millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui sont aujourd’hui sur les routes.

 

Gil Taïeb