Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Blog du Crif - Avner Shalev quitte la Présidence de Yad Vashem

04 Mars 2021 | 119 vue(s)
Catégorie(s) :
Actualité

Discours prononcé à la cérémonie du 18 juillet par M. Albert Massiah, Président du Crif Bordeaux-Aquitaine, lors de la « Journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites commis par l’État français de Vichy et en hommage aux Justes de France. »

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Israël

Une grande passion pour Israël et pour le peuple juif.

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

J'ai été interviewé par Marc-Olivier Fogiel et Eléanor Douet, sur RTL, lundi 30 mai 2016, à la suite de mon élection à la Présidence du Crif.

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

 
Lors d’une allocution devant le Conseil de sécurité, Rafael Ramirez, représentant du Venezuela auprès des Nations-Unies, a lancé… « Qu’est-ce qu’Israël a l’intention de faire avec les Palestiniens ? Vont-ils disparaître ? Est-ce qu’Israël cherche à imposer une Solution finale sur les Palestiniens ? » 
 

Décryptage.

 

A Noël, les journaux français qui ont imputé aux Israéliens les difficultés des chrétiens à Bethléem ont passé sous silence l'attaque du Patriarche latin de Jérusalem par des émeutiers palestiniens musulmans dans la ville natale de Jésus. Une différence de couverture lourde de sens dans la période de Noël chargée de symboles.

A Noël, les journaux français qui ont imputé aux Israéliens les difficultés des chrétiens à Bethléem ont passé sous silence l'attaque du Patriarche latin de Jérusalem par des émeutiers palestiniens musulmans dans la ville natale de Jésus. Une différence de couverture lourde de sens dans la période de Noël chargée de symboles.

D'abord on critique, puis on dénie et pour finir on adopte. Laissons le temps au temps.

Conflit israélo palestinien, traitement médiatique, crise de l'information : analyse

Portrait de Sophie Taïeb
Incendie du tombeau de Joseph
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16 Octobre 2015
Catégorie : Israël

Détruire la cité ancienne de Palmyre et faire brûler le tombeau de Joseph reviennent-ils vraiment au même ? Pas pour tout le monde.

Quand les larmes se transforment en espoir d'un monde meilleur.

Maxime Perez est journaliste, correspondant pour la presse française en Israel et spécialiste des affaires militaires pour la chaine i24News.
Marc Knobel Directeur des Etudes du CRIF à confié à Maxime Perez le soin de présenter une étude sur l'Opération Bordure Protectrice.

Lundi dernier, l’ancien Président de la République était en Israël. Une visite étrange, hybride où le mélange des genres s’ajoute à la confusion des rôles.

Les français d'Israël, et en particulier ceux qui ont immigré de France durant les quinze dernières années, ont en grande majorité souhaité la réélection de Benjamin Netanyahu.
Déçus par l'attitude des politiques français face à l'islamisme et l'antisémitisme, beaucoup voient en Bibi un dirigeant politique charismatique doté d'une capacité à affirmer avec une assertivité rare la cause d’Israël à la face du monde et savent que ses concurrents en politique n'ont pas cette compétence exceptionnelle.
De plus, comparant la réussite de l'économie d'Israël face à la faillite de l'économie française, ils ne comprennent pas pourquoi la plupart des médias israéliens et analystes politiques sont tellement critiques envers celui qu'ils considèrent à juste titre comme un héros du peuple juif. 

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Opinion

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires !

Discours de Marcel Dreyfuss,  Président d’honneur du Consistoire, représentant du Crif ARA - Dimanche 18/7/2021 au CHRD

Discours prononcé à la cérémonie du 18 juillet par M. Albert Massiah, Président du Crif Bordeaux-Aquitaine, lors de la « Journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites commis par l’État français de Vichy et en hommage aux Justes de France. »

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C’est un événement qui ne fait pas la une de l'actualité. Avner Shalev quitte sur sa demande la Présidence de Yad Vashem qu'il assumait depuis 28 ans.

Institution prestigieuse mais pauvre en moyens, créée par une loi de 1954 sous le nom de "יד ושם – רשות הזיכרון לשואה ולגבורה" (rèchout hazikaron le Shoa oule gevoura) Yad Vashem est aujourd’hui un extraordinaire ensemble où l'exigence historique ne cède en rien à la qualité muséographique et architecturale, à la modernité des présentations et à la force émotionnelle des symboles. Ceux qui ont visité le Musée et le Mémorial des Enfants savent de quoi je parle.

Lieu incontournable des visites officielles en Israël, parmi lesquelles celles de trois Papes, Yad Vashem c'est aussi une Ecole internationale où plusieurs milliers d'enseignants sont formés chaque année ; c’est un repositoire d'archives exceptionnel parmi lesquels le Répertoire des victimes de la Shoah qui contient aujourd'hui 4 800 000 noms, dont une grande partie n'a été récupérée que par un travail collaboratif colossal d'analyse de documents éparpillés.

C’est aussi un titre admirable, celui de Juste parmi les Nations, qui honore les personnes non-juives qui ont sauvé des Juifs de la mort. Le Comité français pour Yad Vashem, présidé par Pierre François Veil, qui a succédé au très regretté Paul Schaffer, est particuièrement actif dans ce domaine, l'un des rares de la Shoah qui permette un peu d'optimisme sur la nature humaine.

Avner Shalev quitte Yad Vashem entouré de l'admiration de ses collaborateurs comme des plus hautes autorités de l'Etat d'Israël, en raison de la clarté de sa vision et de sa capacité à la traduire en termes d’organisation. Il est exemplaire de l'excellence israélienne. Avant d’exercer des fonctions de haute responsabilité dans  l’Education et  la culture, il avait été général de brigade pendant la guerre de Kippour, adjoint au chef d’Etat major.

Il quitte Yad Vashem au moment où la campagne de vaccination israélienne suscite l’étonnement du monde par son efficacité. Or il ne faut pas négliger l’influence de l’armée dans cette campagne et rappeler que Tsahal est l'école de l'organisation dans une société israélienne pour laquelle c’est un gage de survie. A comparer avec la France où la parole sert de viatique et où la phrase « l’intendance suivra » qu’on attribue, peut-être à tort, au Général de Gaulle, succède à trop  de décisions.

On ne sait pas qui remplacera Avner Shalev, mais ce ne sera pas Effie Eitam, dont le nom avait soulevé de légitimes protestations en raison de ses prises de position politiques. Dans son combat pour la mémoire, Yad Vashem ne peut être soupçonné d’instrumentaliser l’histoire.

Les faussaires ne sont plus uniquement les négationnistes. Il y a des faussaires  plus subtils, ceux qui, sous prétexte qu’i  y a des Justes dans leur pays, prétendent que le pays tout entier était un pays de Justes,  ceux qui prétendent que les malheurs de leur histoire résultent de crimes "pires " que la Shoah. Il y a aussi ceux qui prétendent que trop parler de la Shoah empêche d’aller de l’avant.

Souviens toi de ton futur, disait pourtant Nahman de Bratslav. Les survivants sont les vigies de l’avenir. Avec leur progressive disparition, avec la recrudescence de l’antisémitisme, avec l’augmentation des phénomènes d’emprise dans la société et avec la dévalorisation de la vérité historique au profit d’une vérité alternative, nom à la mode du mensonge, l’enseignement de la Shoah doit trouver de nouvelles méthodes pour influencer des jeunes générations biberonnées aux théories du complot et au relativisme généralisé. Un grand défi à relever pour le futur Président de Yad Vashem.

Richard Prasquier