Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Blog du Crif - Covid et biais cognitifs chez les antivax

25 Novembre 2021 | 61 vue(s)
Catégorie(s) :
Actualité

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"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

Dans leur numéro de janvier, le magazine Youpi, destiné aux enfants de 5 à 8 ans, a clairement laissé entendre à ses jeunes lecteurs qu' "Israel n'était pas un vrai pays".

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Le judaïsme indien est assez méconnu en France. Pourtant, il est d'une implantation millénaire. Il y avait environ 35 000 Juifs aux Indes lors de la création de l'État d'Israël

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Opinion

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Les protestataires à l’obligation vaccinale établie par l’Autriche déclarent qu’ils se sentent en dictature et que jamais ils n’accepteront de se faire vacciner. Ce faisant, ils vont transmettre le virus, et peut-être la mort, plus souvent qu’un vacciné. Revendiquer la liberté de tuer relève d’un sacré biais cognitif…

Dans un pays voisin du nôtre, un pasteur fondamentaliste a interdit à sa famille de se faire vacciner. Ils ont attrapé le Covid. Sa mère vient de quitter l’hôpital, sa soeur y a perdu quinze kilos, son frère une bonne partie de ses muscles et son père est en réanimation lourde  avec un  très mauvais pronostic. Le fils n’a pas modifié son opinion d’un iota, la vaccination est dangereuse plus que le virus…

Les antivax ne sont pas nés avec le Covid. En 1998, un article avait relié l’autisme à un vaccin contre la rougeole. Les résultats étaient faux et l’étude a été supprimée. Mais la suspicion était installée, des vaccinations ont été refusées… et des enfants sont morts de  rougeole.

Les chiffres sont clairs : 80 millions de doses en France pour le Pfizer et deux complications à retenir, en général transitoires: les myocardites et les paralysies faciales: 2 cas sur 100 000 vaccinations. Si on les compare à la seule mortalité du Covid (1,5% en France), on est dans un rapport de 1 à 700…

Mais il y a deux biais cognitifs : d’une part nous attachons plus d’importance à un événement survenu à la suite d’une action (vaccination), que d’une omission (absence de vaccination); d’autre part notre cerveau n’est pas calibré pour comparer de telles disproportions, et un cas de complication anecdotique  impressionnera plus qu’un pourcentage sur les morts évitées.

Les antivax disent que le vaccin est inutile puisque il n’empêche pas d’attraper la maladie.

On doit aux Israéliens la découverte que les anticorps diminuent en quelques mois, surtout chez les personnes âgées.Mais ce qui est vrai du vaccin l’est encore plus  de la maladie: on peut être deux  fois victime du Covid.

Surtout, le risque de  forme grave est considérablement réduit quand on a été vacciné.

Faux, nous dit-on, car il y a beaucoup de personnes vaccinées dans les réanimations. C’est normal. Si 90% des gens sont vaccinés, ce qui est le cas des adultes en France, et si leur risque individuel de forme grave est dix fois moins important que celui des non vaccinés, on  trouvera en réanimation autant de vaccinés que de non vaccinés. Cela s’appelle le paradoxe statistique de Simpson, qui exige qu’on analyse avec esprit critique toute étude rétrospective. 

L’argument clef des antivax est qu’on ne connait pas les effets à long terme du vaccin. S’il avait fallu les attendre, nous serions encore en proie à la variole, la rage, la diphtérie et la poliomyélite. Les vaccins ARN, bien étudiés depuis 10 ans, semblent inoffensifs et n’impactent en rien le génome du receveur. Les stupidités écrites à ce sujet sont effarantes. 

D’ailleurs connaissons-nous les effets à long terme de la maladie? Un Covid bénin peut être suivi d’un Covid long. La grippe de 1918 a été suivie  d’encéphalites et de syndromes parkinsoniens et le virus de la varicelle peut se réactiver sous forme de zona.

Ne pas se vacciner, c’est tomber dans le biais qui consiste à choisir contre le risque plus visible de l’action, celui plus dangereux de l’inaction.

La majorité des antivax restent accessibles à cette argumentation et se résigneront si on exerce une pression légale ou sociale.

Mais une minorité ne le sont pas.

Il y a ceux dont le refus relève d’une peur archaïque de modifier leur organisme.

Beaucoup plus souvent, c’est parce qu’ils ont une vision biaisée de la causalité, l’idée qu’il n’y a pas de hasard, que tout événement a une cause déterminée, unique et permanente. Parfois, ils refuseront par orgueil hyperrationel de suivre cette parole officielle qu’acceptent les moutons de Panurge que nous sommes. Mais ceux, les plus fréquents, qui n’ont pas suffisamment confiance dans leurs propres qualités intellectuelles, se mettront paradoxalement au service du gourou, du mythomane, de celui qui prétend qu’il sait et qui parle avec assurance.

Pour quelques uns, ils feront de la maladie une punition divine.

Pour certains enfin, c’est une causalité démoniaque. Il y a derrière la surface des événements des responsables maléfiques. Ils veulent détruire la population, gagner de l’argent sur la maladie des autres ou asseoir leur domination.

Bien entendu, le Juif n’est jamais loin dans ces élucubrations trop bien connues…