Blog du Crif - Eric Zemmour, le "Juif utile"

12 Octobre 2021 | 494 vue(s)
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France

Lundi 20 novembre, j'ai rencontré le Président français Emmanuel Macron à Paris, accompagné d'une délégation du Congrès Juif Européen (EJC).

La semaine dernière, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) proposait dans sa newsletter et sur ses réseaux sociaux un contenu qui a fait polémique.

Mon discours prononcé au dîner du Crif Grenoble-Dauphiné, le 22 octobre 2017.

Mon discours à la cérémonie d'hommage aux Juifs engagés volontaires qui s'est tenue le 15 octobre 2017 au cimétière de Bagneux.

Dans ce courrier, j'ai félicité Audrey Azoulay pour son élection. J'ai également attiré son attention sur les positions récentes de l'Unesco sur Jérusalem et commente les relations passées de l'organisation avec le Crif.

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Actualité

Il y a six ans (ndlr. : cet article a été rédigé en mars 2018), en mars 2012, à Montauban et Toulouse, sept vies ont été fauchées par un terroriste islamique, donc je me refuse à rappeler le nom.

Le 33ème Dîner du Crif a eu lieu mercredi 7 mars 2018.

Au théâtre de l'Atelier, Le livre de ma mère réveille les souvenirs et sublime la relation la plus sincère qui est donnée à l'homme de connaître.

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

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Opinion

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

On ne le dira jamais assez : la parution d’ouvrages de poésie, en général et dans le domaine juif en particulier est devenue assez rare pour qu’on ne salue pas avec plaisir la sortie d’un nouveau recueil. Dans ce nouveau livre, la peintre et poétesse Sarah Mostrel nous offre un ensemble de textes inspirés de la Bible et des textes fondamentaux du judaïsme.

Remi Huppert est un spécialiste des Juifs de Chine. On lui doit notamment Destin d’un Juif de Chine (1). Dans son nouveau roman, le judaïsme est toujours présent.

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

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"Juifs utiles" était le nom donné par le nabot à moustache aux Juifs détenus dans les camps qui pouvaient encore travailler jusqu’à l’épuisement total et ainsi servir la cause du Reich.

Entre le 20 décembre 1963 et le 19 août 1965 eut lieu le procès de Francfort, aussi connu sous le nom de "Second procès d'Auschwitz."

On y jugea 22 SS ayant pris part aux "Selektionen" lors de l’arrivée des déportés, et par la suite, sur des détenus en fonction de leur aptitude à poursuivre ou non leurs travaux forcés.

Dans le cadre du procès, environ 360 témoins dont 210 rescapés furent entendus.

Les accusés, soit se murèrent dans le silence, soit affirmèrent qu’ils étaient étrangers à tous les meurtres commis dans le camp, soit n’en avaient pas connaissance.

Mais le fait est que le juge Fritz Bauer – lui-même ancien déporté – était en possession de documents implacablement compromettants, dont certains signés de la main des accusés.

Mais c’était sans compter sans les insoupçonnables ressources du grand ténor du barreau allemand chargé de défendre les criminels.

Son argument fut le suivant (et il vaut son pesant de cacahuètes) :

Dans la mesure où ces SS procédaient à des sélections, il en résulte qu’ils épargnaient à certains la chambre à gaz. Ce faisant, ils se mettaient en travers du projet hitlérien de la Solution finale, puisqu’ils épargnaient des centaines de Juifs.

Sauf qu’il est de notoriété publique que l’espérance de vie d’un esclave à Auschwitz était en moyenne de trois mois…

Il va de soi que cette grosse Valda ne fut pas avalée par les juges.

Lors de son procès, Pétain fut défendu par Jacques Isorni, lequel par-delà ses convictions politiques, fut probablement un des plus grands ténors du Barreau français.

Quand on entend Eric Zemmour, on se prend à se demander comment Jacques Isorni n’a pas cru bon de porter à la décharge de son client le fait qu’il avait permis à 75% des Juifs de France d’être épargnés !

En voilà un argument qu’il aurait été très bon !

Seulement voilà ! On était en juillet 1945 et au lendemain immédiat de la découverte de l’horreur ça aurait pu faire très mauvais genre.

Mais aujourd’hui, nous sommes 80 ans plus tard, et comme a chanté un poète « le sang sèche vite en entrant dans l’Histoire. »

Il est probable que si le Zemmour avait éructé ses insanités il y a seulement 40 ans, il aurait soulevé d’horreur la France entière et des associations d’anciens déportés (juifs et non juifs) l’auraient traîné en justice.

Avec toutes les monstruosités qu’il a fulminées (dont certaines lui ont valu les rigueurs de la justice) le fondateur du FN n’a jamais osé éructer que Pétain a sauvé des juifs.

Il en a rêvé, Zemmour l’a fait.

Voilà ce qu’on appelle un "juif utile".

 

Schlomoh Brodowicz

 

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