Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - Le Dîner annuel du Crif, un rendez-vous républicain

21 Février 2022 | 186 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Lors de la cérémonie nationale d'hommage commémorant le Vel d'Hiv, le Président du Crif s'est dit "choqué et révolté par les images indécentes des récalcitrant à la vaccination arborant l’étoile jaune et faisant des raccourcis honteux. C’est un outrage à la mémoire des victimes de la Shoah".

Discours de Marcel Dreyfuss,  Président d’honneur du Consistoire, représentant du Crif ARA - Dimanche 18/7/2021 au CHRD

Discours prononcé à la cérémonie du 18 juillet par M. Albert Massiah, Président du Crif Bordeaux-Aquitaine, lors de la « Journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites commis par l’État français de Vichy et en hommage aux Justes de France. »

Pages

Actualité

Les Occidentaux restent prudents quant à la désescalade russe.

Pages

Antisémitisme

Il y a 80 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. À cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, et issus de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (édition Buchet Chastel - 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale. 

Dimanche 12 janvier 2020, le Crif a organisé un voyage de mémoire à Auschwitz-Birkenau. À l'issue de cette journée, je me suis exprimé devant les participants. Voici les quelques mots prononcés.

 

 

Dans cette éditorial, je m'exprime sur les nombreux actes de haines survenus en France et dans le monde en 2019. Je formule également mes voeux de sécurité et de paix pour cette nouvelle année.

 

Meyer Habib, il y a ceux qui l'aiment et ceux qui l'ont en exècre. Mais on ne peut en aucun cas tolérer un tel déferlement de haine antisémite.

Pages

Opinion

À l’heure de la réconciliation Jérusalem-Ankara, retour sur l’histoire des Juifs de Turquie.

Patricia Sitruk est membre du Comité directeur du Crif

Pages

Jeudi soir, se tiendra le dîner annuel du Crif, ce rendez-vous incontournable entre la communauté juive organisée et les pouvoirs publics.

Un dîner républicain regroupant près de 1 000 convives représentant les mondes politique, associatif, médiatique, religieux, diplomatique et artistique. Un dîner qui se veut être un lieu d’échanges entre les citoyens juifs français dans leurs diversités et le Président de la République en exercice.

Comme tout ce qui réussit, ce dîner a ses détracteurs. Ceux qui refusent le dialogue, ceux qui ne s’estiment pas représentés et ceux qui n’y ont pas leur place à cause de leurs prises de positions extrémistes, racistes ou antisionistes.

Comme on ne peut pas plaire à tout le monde, ce dîner attire des critiques voire même des réactions de haine. Mais n’est-ce pas là le signe de sa réussite ? Force est de constater que d’autres communautés s’en sont inspirés et organisent elles aussi leur dîner républicain afin de pouvoir se faire entendre et échanger avec les dirigeants du pays. Il est bon de rappeler, que quoi qu’en disent les détracteurs, lors des discours prononcés et très repris par la presse et l’ensemble des médias, le Président du Crif exprime haut et fort les inquiétudes légitimes de la communauté juive face à l’antisémitisme et à l’antisionisme.

Aucune des préoccupations des français juifs n’est occultée et mise sous le tapis. Les critiques et propositions constructives sont déclarées à la  face de tous. Les réponses des Présidents de la République qui se sont succédés ne sont pas toujours suffisantes ou satisfaisantes mais elles sont des prises de position et des annonces qui sont entendues de tous et fortement commentées.

Ce jeudi, le Président Emmanuel Macron sera interpellé sur tous les sujets qui préoccupent les juifs de France. Aucun ne sera évité. L’augmentation des actes antisémites qui atteint des sommets, la justice et ses échecs tel que celui dans l’affaire de notre chère Sarah Halimi, la diplomatie française avec ses votes honteux et aberrants lors des attaques et diffamations odieuses contre Israël. La lutte contre le boycott d’Israël, officiellement interdit en France mais qui s’exprime librement, sera lui aussi évoqué et ce en présence même de certains dirigeants politiques qui le soutiennent ou tout au moins ne le condamnent pas.

Jeudi soir, comme chaque année, ce rendez-vous républicain sera un grand moment même si nous aurions tant aimé que tous les engagements pris soit toujours tenus.

Du discours et de l’échange naît la lumière !

Faisons en sorte de maintenir le lien indispensable entre la communauté juive dans toute sa diversité et les pouvoirs publics.

N’en déplaise aux adorateurs et militants des Zemmour, Le Pen et Mélenchon, des limites et des digues ont été dressées et les extrémistes, antisionistes ou xénophobes, ne sont pas les bienvenus à ce dîner.

Même si certains invités,  sont encore dans les zones floues, gardons nos valeurs et renforçons nos digues en ces temps qui en voient tant s’effondrer.

 

Gil Taïeb

- Les opinions exprimées dans les billets de blog n'engagent que leurs auteurs -