Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - Les derniers Juifs éthiopiens

09 Novembre 2021 | 140 vue(s)
Catégorie(s) :
Actualité

Pages

Israël

Réflexion d’un professeur d’histoire-géographie sur l’abstention de la France au vote de la résolution adoptée par le comité du patrimoine mondial de l’Unesco niant tous liens entre les Juifs et les lieux saints de Jérusalem.

Vendredi 21 octobre j'étais l'invité témoin du journal de Radio J peu après le vote abérrant à l'Unesco d'une résolution sur Jérusalem

FOR JERUSALEM NO VOICE MUST MISS
FOR JERUSALEM NONE OF US CAN REMAIN SILENT

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Un ouvrage sympathique et émouvant à découvrir.

Une grande passion pour Israël et pour le peuple juif.

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

J'ai été interviewé par Marc-Olivier Fogiel et Eléanor Douet, sur RTL, lundi 30 mai 2016, à la suite de mon élection à la Présidence du Crif.

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

 
Lors d’une allocution devant le Conseil de sécurité, Rafael Ramirez, représentant du Venezuela auprès des Nations-Unies, a lancé… « Qu’est-ce qu’Israël a l’intention de faire avec les Palestiniens ? Vont-ils disparaître ? Est-ce qu’Israël cherche à imposer une Solution finale sur les Palestiniens ? » 
 

Décryptage.

 

A Noël, les journaux français qui ont imputé aux Israéliens les difficultés des chrétiens à Bethléem ont passé sous silence l'attaque du Patriarche latin de Jérusalem par des émeutiers palestiniens musulmans dans la ville natale de Jésus. Une différence de couverture lourde de sens dans la période de Noël chargée de symboles.

A Noël, les journaux français qui ont imputé aux Israéliens les difficultés des chrétiens à Bethléem ont passé sous silence l'attaque du Patriarche latin de Jérusalem par des émeutiers palestiniens musulmans dans la ville natale de Jésus. Une différence de couverture lourde de sens dans la période de Noël chargée de symboles.

D'abord on critique, puis on dénie et pour finir on adopte. Laissons le temps au temps.

Pages

Il y a quelques jours, le président Israélien Isaac Herzog, à l’occasion de la fête juive éthiopienne de Sigd a appelé à faire venir « au plus vite en Israël les derniers juifs éthiopiens ». Il a rappelé que des milliers de personnes attendent encore de faire leur Alya. Certains se trouvant dans une situation préoccupante.

Cet appel se doit d’être entendu compte-tenu de la situation en Éthiopie où le gouvernement a déclaré l’état d’urgence et où les rebelles menacent la capitale Addis-Abeba.

Nous avons tous le souvenir des deux grandes opérations : Moïse de 1983 à 1985 et Salomon de 1990 à 1992, qui ont permis grâce à un pont aérien exceptionnel de ramener plus de 86 000 juifs d’Éthiopie vers la terre promise. Ceux que l’on appelle les Beta Israël réalisaient ainsi la prophétie de Jérémie qui leur était enseignée et qui décrivait leur envol sur les ailes d’un oiseau qui les conduirait vers Jérusalem.

Cette émigration s’est faite dans la douleur et l’exode de ces juifs éthiopiens a laissé derrière elles de nombreuses victimes.

S’il est fondamental de rappeler le formidable travail réalisé par les autorités israéliennes avec le soutien du Mossad, un constat honnête et objectif nous oblige à dire que leur intégration n’a pas été simple et que les moyens n’ont pas été à la hauteur du défi.

Certes, les nouvelles générations ont fait leur chemin mais force est de constater que ce ne fut pas sans difficulté et que contrairement à d’autres Alyot, tous les moyens n’ont pas été investis.

Aujourd’hui, avec l’arrivée, que j’espère prochaine, de ces milliers de juifs qui attendent à Addis-Abeba, j’ose espérer que les erreurs du passé ne seront pas renouvelées et que les autorités israéliennes feront tout afin d’offrir le mieux et le meilleur à ces juifs qui ont déjà trop souffert de l’antisémitisme dans leur pays d’origine et qui rêvent depuis la nuit des temps de pouvoir enfin rentrer à la maison.

J’ose espérer qu’avec la nomination de la ministre Pnina Kamano Shata, elle-même d’origine éthiopienne, les fautes seront réparées et qu’une impulsion forte accompagnée de moyens permettra à ces enfants d’Israël de pouvoir vivre pleinement le rêve d’appartenir à la start-up nation mais qui est d’abord pour eux et pour tous la Nation Juive.

Gil Taïeb

- Les opinions exprimées dans les billets de blog n'engagent que leurs auteurs -