Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - Lola : un crime monstrueux

24 Octobre 2022 | 52 vue(s)
Catégorie(s) :
France
Le 10 janvier 2023, Yonathan Arfi, Président du Crif, s'est rendu à la cérémonie en hommage aux victimes de la rafle de Libourne du 10 janvier 1944. Il a prononcé un discours dans la cour de l'école Myriam Errera, arrêtée à Libourne et déportée sans retour à Auschwitz-Birkeneau, en présence notamment de Josette Mélinon, rescapée et cousine de Myriam Errera.  
 
À l'occasion de la fête juive de Hanoucca, découvrez les vœux du Président du Crif, Yonathan Arfi.
 

La 12ème Convention nationale du Crif a eu lieu hier, dimanche 4 décembre, à la Maison de la Chimie. Les nombreux ateliers, tables-rondes et conférences de la journée se sont articulés autour du thème "La France dans tous ses états". Aujourd'hui, découvrez un des temps forts de la plénière de clôture : le discours de Yonathan Arfi, Président du Crif.

 

"For the union makes us strong" : car l'union nous rend forts, Solidarity forever, Peter Seegers

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Actualité
Le 10 janvier 2023, Yonathan Arfi, Président du Crif, s'est rendu à la cérémonie en hommage aux victimes de la rafle de Libourne du 10 janvier 1944. Il a prononcé un discours dans la cour de l'école Myriam Errera, arrêtée à Libourne et déportée sans retour à Auschwitz-Birkeneau, en présence notamment de Josette Mélinon, rescapée et cousine de Myriam Errera.  
 

La 12ème Convention nationale du Crif a eu lieu hier, dimanche 4 décembre, à la Maison de la Chimie. Les nombreux ateliers, tables-rondes et conférences de la journée se sont articulés autour du thème "La France dans tous ses états". Aujourd'hui, découvrez un des temps forts de la plénière de clôture : le discours de Yonathan Arfi, Président du Crif.

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Opinion
Le 10 janvier 2023, Yonathan Arfi, Président du Crif, s'est rendu à la cérémonie en hommage aux victimes de la rafle de Libourne du 10 janvier 1944. Il a prononcé un discours dans la cour de l'école Myriam Errera, arrêtée à Libourne et déportée sans retour à Auschwitz-Birkeneau, en présence notamment de Josette Mélinon, rescapée et cousine de Myriam Errera.  
 
À l'occasion de la fête juive de Hanoucca, découvrez les vœux du Président du Crif, Yonathan Arfi.
 

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Cette semaine, comment ne pas parler de l’ignoble assassinat de la petite Lola.

Ce crime monstrueux d’une enfant de 12 ans en plein jour dans une rue du 19e arrondissement de Paris. La description des sévices subis par ce petit ange est digne des plus épouvantables films d’horreur. Mais là, ce n’est pas du cinéma !

Un monstre, s’est attaqué à cette enfant.

Le visage ce petit ange nous hante et nous met face a une réalité de l’horreur dont on voit encore qu’elle n’a pas de limite.

Le visage de Lola nous interpelle et nous interroge sur notre société et les monstres qu’elle peut engendrer. Le visage de Lola nous interroge sur la capacité d’hommes et de femmes de se transformer en des êtres sataniques.

Oui, depuis quelques années, l’actualité nous annonce des enlèvements, des tortures, et des crimes qui montrent que la monstruosité humaine n’a pas de limite. Certains assassins tuent au nom d’un Dieu sanguinaire, d’autres au nom d’une cause dont ils se font les défendeurs et d’autres au nom d’une haine antisémite ou de tout ce qu’ils détestent.

Lola, a été tuée par une jeune femme dont le visage, à juste titre, nous a été montré.

Oui, il fallait que l’on mette un visage sur l’identité de la criminelle. Il le fallait afin de montrer que l’horreur a non seulement un nom et un prénom mais aussi un visage.

Cette jeune femme, qui, comme beaucoup de jeunes, s’est exposée sur les réseaux sociaux, ne présentait aucun signe particulier de dérangement mental.

Un visage presque banal qui en réalité abritait un être monstrueux capable du pire. Le visage de cette criminelle, que nous ne pouvons oublier car il a été celui de celle qui a mis à mort après avoir torturé une enfant de 12 ans, au visage d'ange.

Les réactions ont été très nombreuses tant l’effroi est immense. Les questions sur sa présence sur le sol français, alors qu’elle était frappée d’une OQTF, sont légitimes.

Ce problème doit trouver une réponse.

Des questions sur la santé mentale de la meurtrière ont été évidemment posées.

Mais là, il faut en finir avec ce paravent protecteur qui fait du fou, un « irresponsable » qui peut échapper à la justice. Une folie qui se transforme trop souvent en autorisation de tuer.

À chaque crime monstrueux, la folie est évoquée.

Oui ! Il faut être fou pour violenter, torturer, violer, décapiter, assassiner, un enfant, un professeur, un curé, des jeunes juifs, des femmes seules, des êtres en prière, des journalistes ou des jeunes gens tout simplement pour ce qu’ils font ou ce qu’ils pensent.

Oui il faut être fou.

Mais ces criminels, qu’ils soient sous l’emprise de drogues, d’une idéologie islamiste ou sataniste, ne doivent échapper à la sanction de la justice. Il est  impensable d’imaginer qu’ils puissent un jour recouvrer la liberté et croiser le chemin des familles des victimes qui elles, n’oublieront jamais et dont le cœur saignera toujours.

Lola est la victime d’une de ces monstres. Elle est pour chacun de nous, une de nos proches, une de nos enfants.

La société, les amis et la famille ont besoin de savoir que l’assassin sera jugée et condamnée avec fermeté et à la perpétuité.

Après la non justice dans l’affaire Sarah Halimi, nous sommes légitimement inquiets. Puissent Lola et sa famille sentir que la justice est debout et que notre pays au-delà de l’émotion sait punir celles et ceux qui ne méritent pas d’appartenir à l’humanité.

Que notre Nation protège ses citoyens et ses enfants.

Gil Taïeb

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