Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Blog du Crif - Munich 1972 : commémoration à Tokyo

28 Juillet 2021 | 266 vue(s)
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Actualité

Seuls, nous ne pouvons rien. Tous unis nous pouvons tout.

Réaction à la célébration du 20ème anniversaire de la mort de François Mitterand

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A quelques jour de notre Convention Nationale j'ai répondu aux questions de Sara Mesnel pour L'Arche 

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Comment les réseaux sociaux sont passés de l'effroi à la solidarité sans précédent avec les telavivim

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Portrait de Marc Knobel
Les femmes, Daech et le Djihad
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19 Novembre 2015
Catégorie : Actualité

« Une femme retranchée dans l’appartement, qui a activé son gilet explosif au début de l’assaut, est morte »

Vendredi soir en l'espace de moins d'une heure, la France a connu le plus grave attentat jamais perpétré sur son territoire. En l’espace d’une trentaine de minutes, des terroristes ont attaqué la capitale à 7 endroits avec une minutie et une détermination macabres. 129 morts, 350 blessés dont 100 dans un état très grave. Les chiffres donnent le tournis. Moins de 48 heures après cette nuit d’horreur, n’en déplaise à certains, il est juste le temps de pleurer.

Portrait de Marc Knobel
Des visages sur nos morts
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14 Novembre 2015
Catégorie : Actualité

Les réseaux sociaux se sont mobilisés pour retrouver les personnes portées disparues, ceux dont nous n’avions pas de nouvelles. Les Amis, les familles, les anonymes partagent descriptions, photos et espoir.

Portrait de Virginie Guedj-Bellaïche
#JeNaiPasPeur
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14 Octobre 2015
Catégorie : Actualité

8H30. Au moment où les employés de la mairie qui font la circulation rangent leurs gilets jaunes, dans les classes, les écoliers ouvrent livres et cahiers. Alors que les hommes sortent de l’office du matin, croisant ceux qui distribuent l’édition du jour du quotidien Israël Hayom, les lycéens patientent à l’arrêt de bus, smartphone en main. Si le rideau de fer des boutiques est encore fermé pour une demi-heure, le cafetier lui prépare déjà son 17e café afour. Voilà à quoi ressemble la vie matinale à Raanana, petite ville près de Tel-Aviv. Et puis hier, mardi, tout a basculé.

Il est temps d'affirmer haut et fort que les islamistes veulent tuer des juifs !

Réaction suite à la nomination de l'Arabie Saoudite au Conseil des Droits de L'Homme.

L'Europe doit se mobilier pour le sort des réfugiés

Portrait de Olivier Rafowicz
Tel Aviv sur Seine
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12 Août 2015
Catégorie : Actualité

La ville blanche sera à l'honneur demain sur les berges de Paris Plage

Pages

L’événement est passé sous le radar de la plupart de nos médias, mais il mérite d’être salué. A Tokyo une minute de silence a été observée à la mémoire des 11 athlètes et entraineurs israéliens assassinés à Munich lors des Jeux de 1972.

Grâce à l’extraordinaire ténacité des familles, des commémorations avaient déjà eu lieu, mais en dehors de la cérémonie d’’ouverture, car, suivant la minable explication de Jacques Roggé, président du CIO en 2012, les Jeux « ne se prêtent pas à de telles manifestations ». On avait déjà compris que la priorité était au spectacle  quand les compétitions reprirent à Munich comme si de rien n’était, moins d’une journée après les assassinats. 

La commémoration de Tokyo rouvre une fenêtre sur le passé. Munich, 1938 et Munich, 1972. Dans les deux cas, impréparation, relents d’antisémitisme et soumission à l’agresseur

Septembre 1972, c’est la détente et c’est avant la guerre du Kippour et le choc pétrolier. Le conflit vietnamien s’achève et l’URSS de Brejnev se concentre sur des mouvements de libération qui risquent peu  de déclencher l’apocalypse nucléaire. La Palestine devient le mantra des révolutionnaires internationaux. Trois japonais, oui, des japonais, assassinent 26 personnes à l’aéroport de Tel Aviv au mois de mai.

La piraterie aérienne avait commencé  en septembre 70 avec le détournement par le FPLP de quatre avions sur un aéroport en Jordanie. Les organisations palestiniennes y étaient un  Etat dans l’Etat et on ne misait guère sur le roi. Mais Hussein avait repris la main au prix d’une répression qui fit 10 000 morts palestiniens. Les survivants avaient fui au Liban où le Fatah créa Septembre Noir, qui cibla des Israéliens pour se venger des massacres commis par des Jordaniens….

Dans ce contexte, l’impréparation sécuritaire à Munich est stupéfiante. Les terroristes entrèrent dans le village olympique avec les kalachnikovs dans leurs sacs. La riposte allemande fut du même acabit.   Quand les autorités donnèrent l’ordre d’assaut, alors que les  hélicoptères attendaient d’amener les terroristes et leurs otages vers un pays arabe, des policiers décidèrent par vote de ne pas y participer. Les snipers venaient d’être amenés en panique d’un club de tir et leur matériel était inadéquat. Le pacifisme faisait des ravages en Allemagne de l’Ouest alors que l’Allemagne de l’Est entrainait les terroristes.

Les Jeux de Munich devaient acter la rédemption allemande, mais l’antisémitisme n’avait pas disparu et il y en avait dans le CIO, le Comité Olympique International. Le chancelier, Willi Brandt, était un antinazi impeccable et un Prix Nobel de la Paix. Mais l’une des photographes officielles s’appelait Leni Riefenstahl. En 1936, aux Jeux de Berlin, elle avait réalisé le film les «Dieux du Stade», médaille d’or du CIO, instrument de propagande nazie aussi grandiloquent qu’efficace. On sait que des néo-nazis ont aidé les terroristes Palestiniens dans leurs repérages. C’était la reprise de la vieille alliance avec le mufti de Jérusalem…

Et puis, en 1972, le Président du CIO, était Avery Brundage, self made man  antisémite, l’homme qui, déjà avant guerre  à la tête du Comité Olympique américain s’était opposé au boycott des Jeux de Berlin et admirait Hitler pour son sens de l’ordre, l’homme qui laissa sa succession à un grand admirateur de Franco, Juan Antonio Samaranch, et qui parla de l’olympisme au lendemain de l’attentat sans même mentionner les athlètes israéliens.

Deux mois après le massacre de Munich, un commando s’empara d’un avion de la Lufthansa et exigea la libération des trois survivants palestiniens. Aussitôt demandé, aussitôt fait. Tout indique que les autorités allemandes étaient de mèche: cela  les débarrassait de leurs encombrants prisonniers et réduisait le risque de représailles. La population allemande fut soulagée de leur départ, mais quelle soumission au terrorisme!

Plus tard, Giscard d’Estaing poursuivit les compromissions en refusant d’extrader Abou Daoud, le cerveau du massacre, vers Israël  ou l’Allemagne qui le réclamaient.

Golda Meir, elle, autorisa l’opération Zaam Hael, Colère de Dieu, pour liquider les organisateurs du massacre de Munich.

Se soumettre aux diktats du terrorisme, c’est, pour un bénéfice transitoire, entrer dans une spirale infernale face à des ennemis qui ne connaissent que le rapport de force et dont la virulence sera exacerbée. Dans une semaine,  le criminel RaÏssi deviendra Président de l’Iran. Y aura-t-il dans les pourparlers nucléaires de Vienne un troisième Munich ?

Richard Prasquier