Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - Chroniques citoyennes d’un suicide programmé. 2007-2020, par Évelyne Tschirhart

31 Mai 2022 | 118 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Lundi 20 novembre, j'ai rencontré le Président français Emmanuel Macron à Paris, accompagné d'une délégation du Congrès Juif Européen (EJC).

La semaine dernière, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) proposait dans sa newsletter et sur ses réseaux sociaux un contenu qui a fait polémique.

Mon discours prononcé au dîner du Crif Grenoble-Dauphiné, le 22 octobre 2017.

Mon discours à la cérémonie d'hommage aux Juifs engagés volontaires qui s'est tenue le 15 octobre 2017 au cimétière de Bagneux.

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Actualité

En tant que lecteur de la newsletter du Crif, bénéficiez d'un tarif préférentiel ! La place à 15 euros au lieu de 20 euros. Réservations par téléphone : 01 43 27 88 61 avec le code CRIF           

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

Dans leur numéro de janvier, le magazine Youpi, destiné aux enfants de 5 à 8 ans, a clairement laissé entendre à ses jeunes lecteurs qu' "Israel n'était pas un vrai pays".

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Le judaïsme indien est assez méconnu en France. Pourtant, il est d'une implantation millénaire. Il y avait environ 35 000 Juifs aux Indes lors de la création de l'État d'Israël

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Opinion

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Chroniques citoyennes d’un suicide programmé. 2007-2020, par Évelyne Tschirhart (*)

 

Professeure honoraire d’arts plastiques, peintre et photographe, Évelyne Tschirhart est également écrivaine. Dans l’ouvrage qu’elle nous propose, elle ne mâche pas ses mots et, dans ce qu’elle désigne comme un « recueil d’observations et de réflexions sur notre société », elle ne prend pas de gants au point de frôler parfois l’exagération et la démesure. Mais elle parvient néanmoins à attirer notre attention sur un certain nombre de problèmes qui, si on n’y prend pas garde, risquent de se révéler un jour insurmontables, voire dangereux.

Pour elle, « le pouvoir politique, celui des juges et celui des médias brouille la réalité ». Au point de faire de notre pays une « société pré-totalitaire ».

Dans des textes parus entre 2007 et 2020, elle aborde quatre thèmes : l’enseignement, les moeurs et la religion des Droits de l’homme, regards sur l’islam et l’art contemporain ou l’art du vide.

Pour ce qui est de l’enseignement elle considère que, de nos jours, l’Éducation nationale ne remplit plus sa mission d’instruire car « l’école est devenue aussi, à l’instar de toute la société, un lieu de violence où règne la loi du plus fort, empêchant ainsi, dans maints endroits, les professeurs de faire un cours digne de ce nom ». Les réformes se ramassent à la pelle mais il n’y a plus d’élèves. Quant aux enseignants, ils sont devenus des idéologues.

Pour ce qui est des mœurs, elles sont parvenues à une insoutenable légèreté.

L’islam qui, dit-elle, « jouit en France d’un statut d’exception en sa faveur », est une « épine mortelle dans notre talon d’Achille ». C’est dans ce chapitre que l’auteure est la plus virulente et manque, à mon sens, de modération et de retenue. Elle montre du doigt l’ISESCO, branche culturelle de l’OCI, Organisation de la Coopération Islamique, qui a mis, selon elle, en route, un programme de non-intégration des Musulmans en terre étrangère.

Rappelant l’action nocive du Grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, qui avait pour Hitler une grande sympathie, elle écrit « Islam et nazisme, une entente très cordiale » et parle des « points communs entre le national-socialisme et l’islam », prenant à témoins Bat Ye’or et Imre Kertész. Elle analyse enfin la terrible affaire « Sarah Halimi ».

Un dernier thème est abordé, culturel, celui-là, l’art contemporain où « n’importe quelle lubie peut faire l’affaire ».

Intéressant donc, mais à lire avec prudence.

 

Jean-Pierre Allali

(*) Éditions de Paris. Max Chaleil. Avril 2021. 192 pages. 17 €.