Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - Gisèle Halimi, contre toutes les injustices, par Évelyne Morin-Rotureau

03 Mars 2021 | 80 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Franck Guillory, journaliste, auteur et réalisateur de documentaires s'est rendu à Auswithz en Avril dernier, il nous raconte son expérience et ses souvenirs dans un article publié sur son blog.

Compte-rendu d'un magnifique livre de Benjamin Stora qui raconte son enfance juive à Constantine.

 

Des centaines de tombes ont été profanées au cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), dimanche 15 février 2015, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué de presse

Neuf ans après l’assassinat d’Ilan Halimi, voici la « chronique d’une barbarie et de ses conséquences médiatiques, politiques et judiciaires »,  par Marc Knobel, historien, chercheur, directeur des Études du CRIF

 

Le Hors-série de L'Express numéro 28, "Regards sur l'Histoire" consacré aux Juifs de France a mis en émoi une partie de la communauté juive, François Heilbronn, professeur des universités associé à Sciences-Po Paris et Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv lui a adressé deux lettres ouvertes publiées dans l'Arche.
 

 

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme est comme une bête particulièrement enragée et puante. Il rôde, nous ne le savons que trop bien...

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

"Dites-moi que ce furent des cauchemars, que le monde s'améliore de jour en jour, que des flammes de lumière jaillissent en chaque point du globe."

Article paru dans le HuffinghtonPost.fr

Pages

Actualité

Comment les réseaux sociaux sont passés de l'effroi à la solidarité sans précédent avec les telavivim

Portrait de Marc Knobel
Les femmes, Daech et le Djihad
|
19 Novembre 2015
Catégorie : Actualité

« Une femme retranchée dans l’appartement, qui a activé son gilet explosif au début de l’assaut, est morte »

Vendredi soir en l'espace de moins d'une heure, la France a connu le plus grave attentat jamais perpétré sur son territoire. En l’espace d’une trentaine de minutes, des terroristes ont attaqué la capitale à 7 endroits avec une minutie et une détermination macabres. 129 morts, 350 blessés dont 100 dans un état très grave. Les chiffres donnent le tournis. Moins de 48 heures après cette nuit d’horreur, n’en déplaise à certains, il est juste le temps de pleurer.

Portrait de Marc Knobel
Des visages sur nos morts
|
14 Novembre 2015
Catégorie : Actualité

Les réseaux sociaux se sont mobilisés pour retrouver les personnes portées disparues, ceux dont nous n’avions pas de nouvelles. Les Amis, les familles, les anonymes partagent descriptions, photos et espoir.

Portrait de Virginie Guedj-Bellaïche
#JeNaiPasPeur
|
14 Octobre 2015
Catégorie : Actualité

8H30. Au moment où les employés de la mairie qui font la circulation rangent leurs gilets jaunes, dans les classes, les écoliers ouvrent livres et cahiers. Alors que les hommes sortent de l’office du matin, croisant ceux qui distribuent l’édition du jour du quotidien Israël Hayom, les lycéens patientent à l’arrêt de bus, smartphone en main. Si le rideau de fer des boutiques est encore fermé pour une demi-heure, le cafetier lui prépare déjà son 17e café afour. Voilà à quoi ressemble la vie matinale à Raanana, petite ville près de Tel-Aviv. Et puis hier, mardi, tout a basculé.

Il est temps d'affirmer haut et fort que les islamistes veulent tuer des juifs !

Réaction suite à la nomination de l'Arabie Saoudite au Conseil des Droits de L'Homme.

L'Europe doit se mobilier pour le sort des réfugiés

Portrait de Olivier Rafowicz
Tel Aviv sur Seine
|
12 Août 2015
Catégorie : Actualité

La ville blanche sera à l'honneur demain sur les berges de Paris Plage

Un bébé palestinien a été brûlé vif et ses parents ont été grièvement blessés vendredi lorsque des extremistes israéliens ont mis le feu à leur maison en Cisjordanie.
Un acte abominable , Israel doit prendre toutes les mesures nécessaires afin d'éliminer le terrorisme juif.
 

Iran's Ayatollahs were behind the bloody attack that hit the Jewish community center in Buenos Aires in 1994 that killed 84 and injured 230.

Portrait de Invité
Droit de réponse
|
19 Juin 2015
Catégorie : Actualité

Hier Joel Amar nous a fait part de son analyse de la tribune d'A.B Yehoshua publiée dans Libération le 17 Juin dernier " Du bon usage du Boycott d'Israel".

Aujourd'hui, nous publions le " Droit de réponse " d' Alain Rozenkier, Président de " La Paix Maintenant"

Joel Amar analyse la tribune de l'écrivain A.B Yehoshua publiée hier dans Libération : " Du bon usage du Boycott d'Israel" 
Paru sur mediapicking.com

Viralité des messages, impunité des auteurs, Marc Knobel a choisi de faire le constat de la haine sur internet et de la responsabilité des réseaux sociaux.

Portrait de Invité
Retour sur les lieux du Crime
|
29 Avril 2015
Catégorie : Actualité

« Ne pas témoigner serait trahir», Pierre Laurent, journaliste, a participé à la commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie le 19 avril dernier. Article publié dans l'Est Républicain.

 

Pages

Gisèle Halimi, contre toutes les injustices, par Évelyne Morin-Rotureau (*)

J’ai déjà dit, ici-même, combien les publications destinées à la jeunesse des Éditions Oskar étaient d’une telle facture, qu’elles pouvaient être lues avec profit par un public d’adultes. C’est le cas de la toute nouvelle étude sur Gisèle Halimi.

C’est à La Goulette, petite station balnéaire des environs des Tunis, que naît, le 27 juillet 1927, Zeiza Gisèle Halimi. Elle est la fille d’Édouard et de Fortunée dite Fritna Taïeb. Tunisien d’origine, Édouard a obtenu la nationalité française en 1927. Celle qui allait devenir la grande avocate que l’on sait, manifesta très jeune une volonté farouche d’indépendance doublée d’un amour immodéré pour la lecture. Très jeune aussi, la petite Gisèle sera confrontée à l’école, à un racisme récurrent. On la traitait souvent de « sale juive » et de « sale bicote ».

Elle a onze ans, le 9 avril 1938, quand elle assiste, à la fois médusée et terrorisée, à la répression par l’armée française, d’une manifestation de nationalistes tunisiens emmenée par Habib Bourguiba, futur président de la République tunisienne. Cela sera en somme l’événement fondateur qui allait l’entraîner, au fil des ans à mener son « combat contre toutes les injustices ».

À ses parents qui rêvent de la marier au plus vite, la petite Gisèle fait miroiter un avenir culturel de qualité. Elle réussit un concours et se retrouve boursière au Lycée Armand-Fallières de Tunis. Un must à l’époque.

3 septembre 1939. C’est la Guerre. Un conflit qui rejaillit sur la Tunisie, protectorat français, qui sera occupée pendant six mois par les Allemands. Les arrestations de Juifs se multiplient, les amendes exorbitantes s’abattent sur la communauté juive. Assassinats, déportations…un véritable cauchemar.

Tandis que l’une de ses cousines meurt lors de l’écroulement d’un immeuble bombardé par les forces alliées, son frère Marcel s’enfuit du pays natal en 1943. Son oncle Jacques, communiste, est entré dans la clandestinité et, plus tard, on apprendra que son père avait rejoint la Résistance. Il sera récompensé par la Légion d’honneur. Le 7 mai 1943, c’est la Libération. Les chars britanniques pénètrent dans la capitale tunisienne. Et si des milliers de Tunisiens arabes sont arrêtés pour connivence avec l’ennemi hitlérien, Gisèle constate, avec satisfaction que Bourguiba et ses amis du parti du Néo-Destour, n’ont pas collaboré.

La vie normale reprend et les études aussi. En 1945, Gisèle Taïeb est bachelière. Sous prétexte d’aller récupérer son frère qui, entre-temps, avait été arrêté, déporté à Auschwitz puis libéré, Gisèle réalise enfin son rêve et rejoint Paris en avion.

Peu après, elle s'inscrit à la Sorbonne pour suivre des études de droit. Pour subsister, elle obtient un emploi de téléphoniste et, par ailleurs, partage une chambre avec une amie, au Quartier Latin.

En 1949, ses études achevées, elle regagne Tunis où elle prête serment au Barreau local. Une avocate est née.

Pour son premier procès, elle aura à défendre un légionnaire du bataillon disciplinaire qui avait dérobé, lors d’une corvée de patates, trois kilos de légumes qu’il  avait offerts à une famille tunisienne en vue de la préparation d’un bon couscous. Un échec : le soldat Jean L. sera condamné à six mois d’emprisonnement.

En 1949, Gisèle Taïeb épouse un fonctionnaire juif tunisien, Paul Halimi. Elle lui donnera deux enfants, Jean-Yves et  Serge. Le couple ne durera pas et le divorce est prononcé quelques années  plus tard.

Pour Gisèle Halimi, le combat anticolonialiste commence. Elle défend des syndicalistes et des membres du Néo-Destour dont Habib Bourguiba lui-même.

En 1957, elle s’envole pour l’Algérie où elle défend des combattants algériens qu’on désignait alors sous le nom de fellagas. Cela lui vaudra nombre de désagréments. En 1960, elle sera l’avocate de la fameuse Djamila Boupacha agent de liaison du FLN.. Condamnée à mort, Djamila Boupacha ne devra la vie sauve qu’à la signature des accords d’Évian en 1962.

La défense de Djamila Boupacha, envers et contre tous ou presque, sonne le départ d’un nouveau combat, celui du droit des femmes, notamment concernant l’avortement et le viol... Elle crée un mouvement, « Choisir la cause des femmes ». Plus tard viendra le combat contre la peine de mort...

Plus tard encore et malgré son attachement à de nombreux Israéliens, elle défendra le « Mandela palestinien », Marouane Barghouti.

À Paris, Gisèle va se remarier avec un avocat, poète à ses heures perdues et secrétaire de Jean-Paul Sartre, Claude Faux. Un troisième fils naîtra de cette union, Emmanuel.

Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en France en 1981, c’est l’occasion, pour notre avocate, d’entamer une carrière politique. Elle sera élue députée apparentée PS de l’Isère. François Mitterrand l'invite à l’Élysée pour la féliciter. Deux ans plus tard, il la nomme ambassadrice de France auprès de l’Unesco.

En 1998, elle est cofondatrice de l’association altermondialiste ATTAC.

Par ailleurs, Gisèle Halimi est l’auteure de nombreux ouvrages.

Au cours de sa carrière, Gisèle Halimi nouera des amitiés avec nombre d’intellectuels renommés : Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, Albert Camus, Simone Veil, André Breton, Guy Bedos et bien d’autres.

Gisèle Halimi a quitté ce monde le 28 juillet 2020. Elle avait quatre-vingt-treize ans.. Elle repose au cimetière du Père-Lachaise. Une vie bien remplie. À découvrir !

 

Jean-Pierre Allali

(*) Éditions Oskar. Novembre 2020. 151 pages. 14,95 €.