Le CRIF en action
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Publié le 4 Avril 2012

Beau succès du premier congrès des amis d'Israël en France

Reportage

 

Un millier de personnes s’est retrouvé le mardi 3 avril 2012 à la Maison de la Mutualité pour une soirée de soutien à Israël tout à fait originale : le premier Congrès des Amis d’Israël. Cette soirée était due à l’initiative des Groupes parlementaires d’amitié France Israël à l’Assemblée et au Sénat, avec le soutien d’organisations amies d’Israël (CRIF, ELNET, European Friends of Israel, Fondation France Israël et Association France Israël). Sur la tribune étaient dressés les drapeaux français et israéliens ainsi qu'un chevalet muni d'une grande feuille de papier sur laquelle, tout au long de la soirée, les invités prestigieux et les personnalités de tous bords ont apposé leurs signatures, au bas d'un « Pacte des Amis d'Israël ».

Pour Alain Juppé, il existe entre la France et Israël une relation particulière, une amitié indéfectible, un lien intime

Arié Bensemhoun, délégué des Amis d’Israël, a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes des tueries de Toulouse et de Montauban. Le président d'ELNET-France, Pierre Dassas, a ouvert les travaux, passant immédiatement la parole à Nicole Guedj, ancien ministre et présidente de la Fondation France-Israël. Nicole Guedj a notamment insisté sur le fait qu'on parle trop souvent des ennemis d'Israël alors que les amis de l'État juif sont bien plus nombreux. Elle a également donné les grandes lignes d'un sondage IPSOS particulièrement favorable à Israël.

 

Lui succédant, Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères et européennes, a narré avec émotion son récent voyage en Israël, à la suite de la tuerie de Toulouse. « C'est le sang de nos deux pays qui a coulé » a dit le ministre, ajoutant : « L'antisémitisme est contraire à toutes les valeurs de la République ». Pour Alain Juppé, il existe entre la France et Israël une relation particulière, une amitié indéfectible, un lien intime. Pour lui, cette relation entre la France et Israël sort plus renforcée et plus vigoureuse après le drame du lycée Ozar Hatorah. Abordant la question de la menace nucléaire iranienne, le ministre d'État a assuré que « face aux menaces, Israël trouvera toujours la France à ses côtés ».

 

« Nous n'accepterons jamais que l'Iran possède l'arme atomique » a martelé le ministre. Par ailleurs, il a insisté sur le fait que la France n'a jamais baissé la garde contre le terrorisme, ajoutant : « Les tirs contre Israël venant de Gaza sont intolérables et la France les condamne avec force ». Enfin, rappelant le jumelage de Bordeaux dont il est le maire, avec Ashdod, Alain Juppé a terminé sur ces mots : « Vive Israël ! Vive la France ! Vive l'amitié franco-israélienne ».

 

Édith Cresson, qui lui a succédé à la tribune, a choisi d'évoquer des souvenirs personnels et l’ancien Premier ministre a expliqué comment, selon elle, on devient un ami d'Israël.

 

Une première table ronde a suivi cette série d'interventions liminaires. Elle avait pour thème : « Printemps arabe, Iran et Syrie, nouveaux risques, nouveaux défis » et réunissait Alexandre Adler et Michel Taubmann.

 

Puis, ce fut au tour de Manuel Valls, directeur de la communication de la campagne de François Hollande et maire d'Évry, de prendre la parole. Il a choisi de se référer au texte de la proclamation d'Indépendance de l'État d'Israël, par David Ben Gourion. « Ce texte remarquable », a-t-il dit, « est la meilleure défense pour contrer les ennemis d'Israël ». Rappelant la longue tradition des liens entre la gauche, le PS et Israël, qu'il a défini comme une « nation start-up », « grande nation parmi les nations », Manuel Valls a fustigé le boycott d'Israël, qu'il a qualifié d'absurde, critiquant l'UOIF pour le choix de ses invités douteux lors de son prochain rassemblement.

 

Députée maire UMP de Nancy, Valérie Rosso-Debord - après la projection d'un extrait du discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte, où le président avait dit avec force son attachement à Israël - s'est élevée contre l'indignation sélective de Stéphane Hessel et de ses amis. « Israël, c'est la démocratie, la prospérité, la stabilité », a-t-elle insisté.

 

Après la projection d'une série de vidéos sur la coopération franco-israélienne dans les domaines les plus divers, Pierre Lellouche, secrétaire d'État au Commerce extérieur, a axé son discours sur son expérience personnelle d'Israël, notant que si « le Kibboutz a changé , Israël réussit remarquablement dans le high-tech » et ajoutant que « la France s'est beaucoup inspirée d'idées israéliennes, comme les pôles de recherche ou la réforme des universités ».

 

« Il faut arrêter de diaboliser Israël », a affirmé le Secrétaire d’État. « Le poison qui est distillé par certains médias et Internet a un effet véritablement dévastateur », a-t-il ajouté.

 

Une deuxième table ronde, sur le thème de « L'indignation sélective »,a réuni Sophie Chauveau, Gilles-William Goldnadel, Jacques Tarnero et Jean-Charles Zarka.

 

Gilles-William Goldnadel a assuré que « Sans les gens qui l'ont encensé, Stéphane Hessel ne serait rien », ajoutant : « Une très grande partie de la presse française accepte cette indignation sélective ».

 

Prenant la parole, Christian Estrosi, ancien ministre et député maire de Nice, a déclaré : « l'histoire d'Israël, c'est l'histoire de notre civilisation tout entière ». Il a fustigé à son tour l'UOIF et a rappelé avec émotion les nombreux voyages d'élèves niçois en direction des camps de la mort.

 

Présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin a rappelé le soutien de sa formation à Israël et à la sagesse juive, expliquant : « Israël est une promesse qui vient du fond des âges et qui nous dépasse infiniment ».

 

Après un message vidéo de Jean-François Copé, député maire de Meaux et secrétaire général de l'UMP, Claude Goasguen, député maire UMP du 16ème arrondissement et président du groupe d'amitié France-Israël à l’Assemblée nationale, s'en est pris à une certaine presse et a fustigé la désinformation, estimant qu'il n'est pas admissible que tant de contre-vérités sur Israël soient véhiculées dans les médias. Il a contesté la position de la France pour l'admission de la Palestine à l'UNESCO. Pour rattraper ce qu'il estime être une erreur, il a espéré que la France fera tout ce qui est en son pouvoir pour qu'Israël soit enfin admis au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie et a prôné la création d'un Office franco-israélien de la Jeunesse française et israélienne.

 

Deux représentants de la société civile, le pasteur Florence Taubmann, présidente de l'Amitié judéo-chrétienne de France et le docteur Paul Kieusseian, président de Sassoun, association d'amitié entre le peuple arménien, le peuple juif et Israël en présence du rabbin Michel Serfaty, président de l'Amitié judéo-musulmane de France, ont exprimé, à leur tour, leur amour d'Israël.

 

C'est au président du CRIF, Richard Prasquier, qu'il est revenu de conclure la soirée. Il a choisi de le faire en racontant trois anecdotes personnelles très édifiantes et en se félicitant de la forte et saine réaction nationale après le drame de Toulouse.

 

Après de vifs remerciements de Samy Ravel, ministre plénipotentiaire près l'ambassade d'Israël à Paris, les participants ont entonné l'Hatikva et la Marseillaise.

 

Dans le public, on notait, entre autres, la présence de nombreuses personnalités politiques, ainsi que des représentants de la communauté juive. Une dizaine d’organisations étaient partenaires de cette soirée, ainsi que les acteurs de la coopération bilatérale entre la France et Israël.

 

Un joli coup d'essai. Une soirée très réussie. Bravo aux organisateurs!

 

Jean-Pierre Allali

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#CultureJ - "Ne m'oubliez pas" l'album photo personnel des enfants de la Shoah

Les enfants juifs étaient les premières victimes, lorsque les Allemands cherchaient à détruire les communautés juives en les assassinant ou en les déportant vers un camp d'extermination.

Les nazis considéraient que les enfants des guettos étaient improductifs. Nombreux étaient les enfants qui mourraient en raison du manque de nourriture, de vêtements ou de soins. Seule une minorité d'adolescents valides se voyait retenue pour les travaux du camp. L'instruction institué aux Allemands, était d'imposer aux enfants de huit à seize ans, de rudes tâches physiques, au même titre que les adultes. Les coups, les tortures, un labeur accablant, tout cela avait bientôt raison de chaque enfant ; Ils étaient alors abattus. Mais pour la plupart d’entre eux, Ils n’avaient aucune chance d’être sélectionnés pour le travail. D'autre enfants des camps, en particulier des jumeaux, étaient utilisés pour les expériences médicales nazies.

Ainsi, près d’1.5 million d’enfants ont été assassinés durant l’Holocauste, sans laisser de trace...

Adolfo García Ortega, célèbre écrivain et traducteur espagnol, cite dans son ouvrage "l’acheteur des anniversaire", « Les enfants ... ne laissent pratiquement aucune trace, ils n'écrivent généralement pas de lettres et ne laissent pas de témoignages écrits ou oraux ... Ils ont des amis mais ils sont aussi des enfants, ils vivent près de leur famille, de leurs parents et de leurs frères et sœurs. Et si les adultes disparaissent avec eux, personne ne les considérera jamais, même avec une pensée éphémère ».

Actuellement, le musée Yad Vashem, organise une exposition pour présenter les histoires personnelles de 8 enfants durant l'Holocauste. Chaque enfant est un monde entier. Des détails sur leur vie sont révélés dans les albums qu'ils ont laissé derrière. Ces albums offrent une fenêtre sur le monde de ces enfants : Des enfants souffrant de la persécution cruelle et implacable dans des conditions de vie qui défient l'imagination.
Mais les albums nous montrent aussi que malgré tout, les enfants restent des enfants : écrire des dédicaces à leurs amis et les embellir avec des illustrations heureuses, ou écrire sur l'amitié éternelle....

Les albums, miraculeusement restés intacts, ont été réalisés dans des ghettos, des camps de concentration et de travail, en fuite ou en cachette, dans différents pays d'Europe et d'Asie.

bit.ly/2jzufzr

#GUEST – Les Amis du Crif vous donnent rendez-vous pour une conférence-débat sur le thème :

"Quel avenir pour le paysage politique français ?"

Animée par Dominique De Montvalon avec nos invités :

Dominique Reynié,
Professeur de Sciences politiques à SciencePo, Directeur de Fondapol

Pascal Perrineau,
Professeur des universités,
Président des Alumni et Responsable du programme Vie politique à SciencesPo Cevipof

Brice Teinturier,
Directeur général délégué d'Ipsos France

Save the date : lundi 23 janvier 2017 de 19h30 à 22h à l'hôtel InterContinental Paris Le Grand, 2 rue Scribe, 75009 Paris.

Réservez vos places : bit.ly/2hRuOTG

#AmisDuCrif

#GUEST – Les Amis du Crif vous donnent rendez-vous pour une conférence-débat sur le thème :

"Quel avenir pour le paysage politique français ?"

Animée par Dominique De Montvalon avec nos invités :

Dominique Reynié,
Professeur de Sciences politiques à SciencePo, Directeur de Fondapol

Pascal Perrineau,
Professeur des universités,
Président des Alumni et Responsable du programme Vie politique à SciencesPo Cevipof

Brice Teinturier,
Directeur général délégué d'Ipsos France

Save the date : lundi 23 janvier 2017 de 19h30 à 22h à l'hôtel InterContinental Paris Le Grand, 2 rue Scribe, 75009 Paris.

Réservez vos places : bit.ly/2hRuOTG

#AmisDuCrif

#Guest - Brice Teinturier et la « demande de libéralisation du système »

Directeur général délégué d'Ipsos France, Brice Teinturier sera l’un de nos invités le 23 janvier prochain à notre soirée conférence-débat.

Brice Teinturier s’est exprimé suite à la primaire de la droite sur les dynamiques de campagne de deux candidats à la présidentielle se réclamant du libéralisme, François Fillon et Emmanuel Macron.

- François Fillon, la rupture libérale et les Français :

B.T : Le discours économique libéral de François Fillon est massivement approuvé par le corps électoral ayant participé à la primaire de la droite. Et même au-delà : il y a une évolution très nette de l’opinion des sympathisants de droite. C’est une demande en faveur d’une moindre régulation de l’économie par l’Etat, d’une débureaucratisation et d’une libéralisation du système. Il s’agit d’un mouvement progressif : les Français souhaitent qu’il y ait moins de fonctionnaires, qu’on laisse plus de libertés aux entreprises et qu’on enlève un certain nombre de normes. Ils ont le sentiment qu’ils ont souvent, en tant que citoyens, les bonnes solutions mais que le système politique les bloque. (…)

- Le vrai défi d’Emmanuel Macron :

B.T : La situation d’Emmanuel Macron est plus compliquée que celle de François Fillon. Il faut d’abord dire que sa dynamique n’est pas une bulle médiatique. Son émergence a des ressorts profonds. On aurait tort de déduire du succès de François Fillon que la demande de renouvellement politique dans ce pays n’est pas aussi puissante qu’on avait pu l’imaginer ; ce serait une grave erreur. Il y a une exaspération très forte depuis au moins trois ans. (…)

Pour l’intégralité de l’article @lemonde : bit.ly/2jeCuAW

Pour réservez vos places à l’occasion de la prochaine soirée des#AmisDuCrif c’est ici : bit.ly/2hRuOTG

Le parrain de la musique électronique jouera pour la première fois en Israël et veut attirer l’attention sur l’état de la mer Morte

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.