Le CRIF en action
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Publié le 17 Avril 2013

Le dîner du CRIF Grenoble- Dauphine sous le signe de la concorde entre les peuples

 

Dans ce dossier, en fichiers PDF téléchargeables :

-          L’éditorial du président du CRIF, Richard Prasquier, écrit à l’occasion de ce dîner.

-          L’allocution de Mme Edwige Elkaim-Sebban prononcée lors du dîner.

-          Le texte publié par Michel Destot, député-maire de Grenoble, publié sur son site Internet à la suite de l’évènement.

-          L’article du Dauphiné Libéré consacré au dîner

 

Plus de 300 personnes ont participé au 12ème dîner annuel du Crif Grenoble-Dauphiné, présidé par Edwige Elkaim-Sebban, qui s’est tenu le 11 avril 2013 au WTC à Grenoble. Avec un programme très chargé, ce désormais traditionnel rendez-vous républicain recevait cette année deux invités d’honneur : Monsieur Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil régional Rhône-Alpes, député du Rhône et ancien ministre, et Monsieur Alexandre Adler, journaliste, historien, expert en relations internationales.

 

La présidente du CRIF Grenoble-Dauphiné, Madame Edwige Elkaim-Sebban, s’est réjouie d’accueillir des personnalités unies dans un souci commun de « partage de valeurs d’humanité, de respect des droits de l’homme, de tolérance et de paix ».

 

Rappelant les odieux assassinats de Montauban et l’effroyable tuerie de trois enfants et d’un enseignant juifs à l’école Ozar Hatorah de Toulouse il y a un an, ainsi que l’attentat de Sarcelles, Edwige Elkaim-Sebban a soulevé le caractère insoutenable de la recrudescence des actes antisémites en France en 2012, citant le dernier rapport du SPCJ (Service de protection de la communauté juive), qui recense 614 actes de nature antisémite en 2012, contre 389 en 2011, ce qui constitue une augmentation de 58%. Elle a appelé « les représentants des organisations de défense des  droits de l’homme, des grandes religions, des organisations humanitaires et sociales, à s’engager pour entraîner la société tout entière dans une juste concorde ».

 

La présidente a ensuite donné la parole à Monsieur Jean-Jack Queyranne, le remerciant pour son soutien constant à la transmission de la mémoire de la Shoah, ainsi que pour son aide à « conforter le rayonnement de la culture et de la spiritualité juives en Rhône-Alpes ».

 

Le président de la région Rhône-Alpes, après avoir réitéré sa détermination à lutter contre toute forme d’antisémitisme, s’est engagé à promouvoir pleinement le projet d’Espace des cultures juives à Grenoble. Il a également pris l’engagement de favoriser le dialogue entre les différentes communautés composant le tissu social de la région.

 

Monsieur Richard Prasquier, président national du Crif, est revenu sur les attentats de Toulouse, constatant que « loin d’avoir entraîné une sidération, ils ont entraîné une libération de la parole et surtout de la violence ».

 

Puis ce fut au tour d’Alexandre Adler de s’exprimer, offrant une analyse économique et géopolitique brillante de la situation en Europe et au Moyen-Orient. Passant en revue les retombées des « printemps arabes », le journaliste a aussi la problématique de l’Iran, précisant que le péril iranien, bien que non négligeable, connaît actuellement une accalmie.

 

La soirée s’est poursuivie avec les interventions de Monsieur Michel Destot, député-maire de Grenoble, et de Madame Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui ont tous deux renouvelé leur soutien à la communauté juive et félicité la présidente du CRIF grenoblois pour son inlassable action.

 

Le député-maire a décerné, en compagnie des jeunes représentants de l’UEJF (Union des Étudiants Juifs de France) et des EEIF (Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France), le prix du CRIF au Professeur René Schaerer et au Père Georges Maurice, représenté par Madame Florence Dumas, pour le Groupe d’Amitié Judéo-Chrétienne.

 

Enfin, Monsieur Destot a remis la médaille d’or de la Ville à Monsieur Prasquier. Puis une vague d’émotion a parcouru toute l’assistance lorsque le député-maire a évoqué le courage et la grandeur d’Edwige Elkaim-Sebban, avant de lui remettre également la médaille d’or, sous les applaudissements nourris du public. La soirée s’est ainsi achevée sur cette note d’émotion.

 

Texte et photos Viviane Maislisch Attard

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