Editorial du président
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Publié le 25 Avril 2013

Agression d’un Rabbin à Paris

 

Avec René Taieb, qui le connaît bien,  nous avons hier rendu visite à l’hôpital au Rabbin agressé le 23 avril tôt le matin devant la synagogue Beth El, rue Saulnier, dans le 9e ardt de Paris. Il a subi une intervention chirurgicale et son état physique n’inspire plus aucune inquiétude. Il a eu beaucoup de chance, car la description de son agression est impressionnante : venant de derrière lui, quelqu’un lui ferme brusquement les yeux pendant qu’un instrument coupant tranche sa gorge, « comme au cours d’une shehita » (abattage rituel). Il s’échappe vers la synagogue pendant que son fils, qui sera légèrement blessé, affronte l’agresseur qui sera ultérieurement immobilisé par des témoins. Il n’a entendu aucun cri, aucune injure, aucune revendication.

 

L’auteur de cet acte est un iranien de 28 ans, qui s’était enfui le 13 avril de l’hôpital du Vinatier (Lyon Bron), où il avait été hospitalisé d’office après avoir vandalisé, le 23 mars, l’antique et prestigieuse horloge astronomique de la primatiale Saint Jean de Lyon, apparemment parce qu’elle empêchait les fidèles de se concentrer.

 

L’enquête en cours permettra probablement d’en savoir plus sur les mobiles, s’il y en a, de l’agresseur, qui a failli être un assassin. Etant donné les antécédents psychiatriques, il n’est pas certain que l’antisémitisme soit retenu et il est possible qu’une expertise conclue à l’irresponsabilité. Ceux qui se rappellent le meurtre de Sébastien Sélam (le DJ Lam C) se reposeraient alors la question : lorsque on est atteint de désordres psychiatriques, comment se fait-il que au hasard des cibles potentielles on choisisse un Juif facilement identifiable par sa tenue vestimentaire ? Et ils se souviendront que  l’assassin du jeune DJ avait auparavant lui aussi agressé un rabbin…

 

Richard Prasquier

Président du CRIF

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