Editorial du président
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Publié le 1 Février 2013

Ligne rouge

 

En tant que Président du CRIF, je suis habitué aux critiques et même aux insultes. Les premières permettent souvent de réfléchir, les secondes salissent leur auteur et non leur destinataire. C’est pourquoi je n’y réagis presque jamais, en harmonie avec l’avis du Bureau Exécutif du CRIF dans son ensemble. Il y a cependant des limites. Je n’accepte pas les menaces, je n’accepte pas les calomnies sur mon entourage, je n’accepte pas les insultes à mon honneur. 

Richard Prasquier

Respect oui, complaisance non, vérité toujours

 

Le Président d’une organisation non membre du CRIF vient d’écrire sur son site que nous étions des Juifs de cour. Ce n’est pas la première fois qu’il exprime publiquement son animosité à notre égard dans les médias à sa disposition. Là, il a franchi une ligne rouge. Juif de cour, cela évoque Judenrat, cela évoque collaborateur. C’est le contraire de notre comportement envers les pouvoirs publics : respect oui, complaisance non, vérité toujours. Et il ne trouvera pas un exemple pour suggérer le contraire.

 

Peut-être l’auteur de cette formule indigne n’en connaissait-il pas les connotations. Qu’il s’en excuse sur son site et je n’en garderai pas de rancoeur. Sinon, je ne prolongerai pas la polémique, mais je l’assure de mon très solide mépris.

 

Richard Prasquier

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