Le vice-président du CRIF est un ami de longue date du Premier ministre israélien. Il revient sur les à-côtés de cette visite officielle qui, selon lui, s’est transformée en moment historique.
Actualité Juive : Revenons sur le déroulé de la visite de Benjamin Netanyahu en France. Comment celui-ci a-t-il été agencé ?
Meyer Habib : Après l’enterrement des victimes de l’école Ozar Hatorah, le Premier ministre israélien était allé visiter les familles Monsonego et Sandler pendant leur semaine de deuil à Jérusalem. Bouleversé par cette tragédie, il m’avait alors confié qu’il souhaitait se rendre à Toulouse. Lorsque j’ai su, il y a quelques semaines, qu’il allait venir en France, je lui ai suggéré qu’il s’y rende à l’occasion de ce voyage, ce qu’il a immédiatement accepté. L’idée initiale était donc que Benjamin Netanyahu aille rencontrer la communauté juive de France non pas à Paris, comme il a l’habitude de le faire, mais à Toulouse. Il y tenait malgré toutes les difficultés que ce déplacement allait engendrer. Quelle n’a pas été notre surprise lorsque deux jours avant son arrivée, le Président de la République a décidé d’accueillir le Premier ministre israélien à Toulouse. Cette symbolique exceptionnelle venait s’ajouter à la réception déjà prévue la veille à l’Élysée et qui, contrairement à ce que certains pressentaient, s’est révélée extrêmement chaleureuse.