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Publié le 9 Janvier 2018

#Actu - Le Conseil national annuel de l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF) s'est tenu ce dimanche sur le thème de l'antisionisme

Si l’AJCF n’a pas de vocation politique, elle n’en est pas moins soucieuse des questions de son temps. Présente dans une trentaine de régions de France, l’AJCF est composée de groupes locaux qui sur le terrain doivent embrasser des problématiques contemporaines. L’une d’entre elle et la plus clivante est la question du sionisme et son corrolaire immédiat, l’antisionisme.
Par Stéphanie Dassa, Directrice de projets au Crif, spécialiste du dialogue judéo-chrétien.
 
L’Amitié judéo-chrétienne de France a été créee en 1948 à Paris, par un petit groupe de protestants, de catholiques, d’orthodoxes et de juifs. Influencés par la pensée et les écrits de l’historien Jules Isaac, les statuts de l’associations stipulent notamment que sa tâche essentielle est d’oeuvrer pour la connaissance, la compréhension, le respect et l’amitié mutuels, de réparer les iniquités du passé à l’égard des juifs et de lutter contre l’antisémitisme et l’antijudaïsme, en s’interdisant tout prosélytisme et tout syncrétisme. L’ Association applique à la lettre le vœu de Jules Isaac : déconsidérer « l’enseignement du mépris » pour « l’enseignement de l’estime ». Elle est présidée depuis 2014 par Jacqueline Cuche déléguée du diocèse de Strasbourg au Service National de l’Église catholique pour les relations avec le Judaïsme et impliquée depuis plus de 25 ans dans le dialogue judéo-chrétien.
 
Si l’AJCF n’a pas de vocation politique, elle n’en est pas moins soucieuse des questions de son temps. Présente dans une trentaine de régions de France, l’AJCF est composée de groupes locaux qui sur le terrain doivent embrasser des problématiques contemporaines. L’une d’entre elle et la plus clivante est la question du sionisme et son corrolaire immédiat, l’antisionisme.
C’est parce que la fraternité reconstruite entre chrétiens et juifs s’est bâtie sur des textes forts et irrévocables qu’elle doit aller plus loin : regarder au plus près les positions antisionistes et déconstruire par des arguments et des signes visibles de solidarité ce nouvel enseignement du mépris.
 
Accueillir les juifs et rejeter les sionistes ? L’AJCF qui a un authentique engagement vis-à-vis des juifs, ne verse pas dans cette schizophrénie. C’est pourquoi sous l’impulsion de sa présidente, la journée du Conseil national a été consacrée à l’antisionisme afin de mieux appréhender les différents visages d’une hostilité qui souvent dérive tranquillement vers les pires poncifs antijuifs. De cela, certains chrétiens ne veulent pas. Au risque parfois d’être isolés au sein d’une communauté religieuse abreuvée d’empathie pour « ceux qui souffrent » à savoir les Palestiniens.
Parce que l’histoire n’est évidement pas binaire, l’AJCF a pris des positions franches et claires sur cette question.
 
Le Crif vous propose :
  • L'entretien de Jacqueline Cuche, Présidente de l'AJCF, dans La Croix, sous le titre "L’antisémitisme a plusieurs masques dont celui de la haine d’Israël"
 
 

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