Lu dans la presse
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Publié le 13 Septembre 2017

#Actu #SarahHalimi - 168 jours. La circonstance aggravante d'antisémitisme n'est toujours pas retenue

Le Crif reste entièrement mobilisé dans son action pour que justice soit faite pour Sarah Halimi et que le caractère antisémite de l'assassinat soit enfin reconnu.

#Actu - Article du Figaro : Affaire Sarah Halimi : l'expert psychiatre conclut à une altération du discernement du suspect

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Le 4 avril dernier, vers 4h30, un homme passe par le balcon de ses amis pour rejoindre celui de Sarah Halimi, la voisine de palier. Endormie, la femme de 66 ans est torturée, puis défenestrée. Cette retraitée, mère de trois enfants, succombe à ses blessures dans la cour de l'immeuble. 

Le responsable présumé de la mort de Sarah Halimi est interpellé à 5h35, une heure après l’alerte. Le jeune homme d’origine malienne, musulman, pourrait s’être radicalisé lors d’un séjour en prison.

 Mis en examen pour homicide volontaire et pour séquestration, il est, 4 mois après les faits, placé sous mandat de dépôt mais toujours interné. Finalement interrogé, il a contesté «toute motivation antisémite à son acte». 

Même s'il se serait radicalisé et aurait hurlé «J’ai tué le sheitan» (le démon, en arabe) juste après les faits, le terroriste a été mis en examen le 10 juillet pour homicide volontaire et pour séquestration. A ce stade, la qualification antisémite n'a pas été retenue. 

A l'occasion de la 75ème commémoration de la rafle du Vel d'Hiv, de nombreuses requêtes des différents dirigeants et représentants de la communauté juive de France ont été adressées au Président de la République Emmanuel Macron.

Francis Kalifat, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), a lui rappelé qu'«être juif est souvent être une cible» et a souhaité qu'Emmanuel Macron, dont «il sait l'engagement à protéger tous les Français juifs», fasse en sorte que la justice se penche sur le potentiel caractère antisémite du meurtre de Sarah Halimi.

Emmanuel Macron a donc choisi de prendre position, demandant à la justice de faire toute la clarté sur l’affaire Sarah Halimi. 

Le 13 septembre 2017, la presse publie le rapport d'expertise psychiatre. Selon ce dernier, le suspect, mis en examen pour homicide volontaire, a agi sous l’empire d’une bouffée délirante aiguë, dont les effets ont été démultipliés par une prise massive de cannabis. L’expert, praticien expérimenté et unanimement respecté, estime que le caractère pathologique du passage à l’acte ne fait aucun doute, mais que la prise volontaire de stupéfiants permet de considérer que le sujet est partiellement responsable.

La circonstance aggravante d'antisémitisme n'est toujours pas retenue.

 

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