Lu dans la presse
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Publié le 3 Août 2017

#Attentat rue des Rosiers : Sur les traces de l'un des auteurs présumés de l'attentat de la rue des Rosiers

Nizar Hamada, contre lequel un mandat d'arrêt international vient d'être lancé, mène aujourd'hui une vie tranquille en Jordanie.

Trente-trois ans après le drame, la justice française n'a pas renoncé à retrouver les membres du commando ayant perpétré l'attentat de la rue des Rosiers. Le juge antiterroriste Marc Trévidic a lancé un quatrième mandat d'arrêt international, après les trois délivrés fin février contre d'anciens membres du groupe terroriste Abou Nidal. Ce dernier mandat concerne un citoyen jordanien d'origine palestinienne, Nizar Tawfiq Mussa Hamada, âgé de 54 ans et vivant à Amman, en Jordanie.

Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, Nizar Hamada pourrait être l'un des quatre hommes qui, le 9 août 1982, à l'heure du déjeuner, ont jeté une grenade et ouvert le feu sur les clients et le personnel du restaurant Jo Goldenberg, situé rue des Rosiers, dans le Marais, en plein cœur du vieux quartier juif de Paris. Six personnes sont tuées dans la fusillade, vingt-deux grièvement blessées. Cet attentat antisémite, le plus grave commis en France depuis 1945, n'a jamais été revendiqué.

Très vite, la piste moyen-orientale est retenue comme l'une des plus sérieuses. En ce mois d'août 1982, la guerre fait rage au Liban, où l'armée israélienne a lancé une opération militaire visant à déloger de Beyrouth l'OLP et son chef Yasser Arafat. L'attentat contre le restaurant juif parisien pourrait avoir été la réponse d'un groupe palestinien clandestin aux Israéliens.

Qui est ce quinquagénaire jordano-palestinien qui vit aujourd'hui paisiblement à Amman, la capitale jordanienne ? Comme plus d'un milliard et demi d'habitants de la planète, Nizar Hamada a ouvert une page Facebook, point d'entrée de l'enquête menée par francetv info.

Il a réagi, le 1er septembre, à l'annonce du mandat d'arrêt international lancé contre lui. "Je suis Nizar Hamada, je fais l'objet d'une convocation judiciaire. Je ne peux pas en dire plus car le Mossad sioniste [les services secrets israéliens]est à l'affût", écrit-il. 

 

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Publié dans Franceinfo le 10 septembre 2015, lire l'intégralité ici

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