Lu dans la presse
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Publié le 24 Mai 2016

Attentats du 13 novembre : trois journées clés pour les victimes

Ce mardi, les six juges d’instruction en charge du dossier des attentats de Paris vont recevoir les parties civiles à l’École militaire.

Ce sont des moments importants, car les victimes et les parties civiles vont savoir qui s’occupent de leur dossier, parler et être écoutées

Par Paule Gonzalès, publié dans le Figaro le 23 mai 2016
 
Près de 3 000 dossiers d’indemnisation en cours, 492 blessées, 1 081 personnes en état de choc enregistrées au Fonds de garantie des victimes du terrorisme, et 1 001 parties civiles… L’ampleur du contentieux lié aux attentats du 13 novembre dernier donne le tournis. Des chiffres qui évoluent jour après jour, au gré de l’évolution du choc post-traumatique des victimes. 
 
Ce mardi, les six juges d’instruction en charge du dossier reçoivent les parties civiles, les associations et leurs avocats pour faire le point sur ce dossier dont l’ampleur dépasse tout ce que la France a connu en matière de terrorisme. Au point qu’il a fallu déplacer ces audiences à l’École militaire, là même où, le 27 novembre dernier, François Hollande rendait hommage aux 130 morts. 
 
Trois jours, donc, pour, comme l’exige la loi de 2014, informer de l’avancement de la procédure six mois après les faits, et, surtout, pour permettre aux victimes de poser des questions et de s’exprimer. Acte d’instruction à part entière, cette première session d’information sera versée à la procédure. La première journée sera consacrée aux attentats du Stade de France et des terrasses, les deux dernières, à celui du Bataclan. Aux juges de décider ce qu’ils retiendront de cet échange.
 
Pour les parties civiles, il s’agit de mettre des visages - ceux des juges - sur cette justice, désormais, leur seule interlocutrice pour de nombreuses années. « Ce sont des moments importants, car les victimes et les parties civiles vont savoir qui s’occupent de leur dossier, parler et être écoutées, comme on l’est à un procès », souligne Me Antoine Casubolo, qui défend une quinzaine de victimes. « C’est un moment clé, à haut risque, compte tenu du nombre de personnes. Si les juges d’instruction sont très pugnaces, ils ne sont pas forcément de grands communicants, or c’est une sorte de grand oral auquel ils ne peuvent échouer. À défaut de pouvoir nouer des liens personnels avec chaque victime, ils doivent prouver leur motivation et braver les incompréhensions, les désillusions et peut-être, déjà, les reproches », explique Guillaume Denoix de Saint Marc, président de l’Association française des victimes du terrorisme... Lire l'intégralité.

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