Lu dans la presse
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Publié le 3 Juin 2016

Avi Pazner : "Quest-ce qu'une conférence sans Israéliens et Palestiniens?"

Avi Pazner, ancien ambassadeur d'Israël en France, était l'invité de Paul Amar dans Paris/Jaffa

La difficulté c'est peut-être que justement les Palestiniens ne veulent pas d'une négociation face à face

Emission diffusée sur I24 News le 2 juin 2016
 
A la veille de la conférence internationale pour relancer l'effort de paix entre Israéliens et Palestiniens, réunissant à Paris les ministres d'une trentaine de pays arabes et occidentaux, ainsi que de représentants de l'ONU et de l'Union européenne, Avi Pazner, ancien ambassadeur d'Israël en France, évoque ses doute quant à l'aboutissement de cette réunion.
 
"Une conférence c'est très joli mais qu'est-ce que c'est une conférence sans Israéliens et sans Palestiniens? S'interroge-t-il.
 
"Il y a derrière ça l'idée d'imposer quelque chose, ou d'essayer d'imposer quelque chose, parce que les paramètres de cet accord vont être décidés lors de cette conférence, par exemple le retour aux frontières de 67, Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël et de l'Etat palestinien, plus une date butoir pour l'aboutissement de ces négociations, or on a vu dans le passé qu'on ne peut pas donner de date butoir, donc je ne vois pas la possibilité de réussite de cette réunion", a-t-il estimé.
 
Avi pazner a par ailleurs regretté que le Premier ministre français Manuel Valls, en visite en Israël il y a deux semaines, n'approuve la proposition de son homologue israélien Benyamin Netanyahou qui suggérait une rencontre à Paris avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
 
"La visite de Valls était la visite d'un ami, d'un homme bien intentionné, et Netanyahou a soulevé l'idée d'une rencontre à Paris entre lui et Mahmoud Abbas, mais ce ballon na pas été pris au vol par les français malheureusement", a déclaré Pazner.
 
"Mais la difficulté c'est peut-être que justement les Palestiniens ne veulent pas d'une négociation face à face", a-t-il supposé.
 
"La russie, l'Indonésie, l'Egypte, l'Arabie saoudite, tous pensent la même chose, tous pensent à un retour d'Israël aux frontières de 67, à la division de Jérusalem, au retour des réfugiés, c'est une aubaine pour les Palestiniens", a-t-il expliqué.
 
"Ils n'auront jamais ça dans les négociations directes, mais justement pour avoir un accord il faut des concessions des deux côtés, Israël devra faires des concessions, mais les Palestiniens aussi, et eux pensent éviter les concessions en utilisant cette conférence internationale", a-t-il poursuivi... Lire l'intégralité.

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