Lu dans la presse
|
Publié le 10 Décembre 2012

Benjamin Netanyahu répond au discours de Khaled Méchaal

 

« Le serment que fait le Hamas de détruire Israël, après avoir revendiqué sa « victoire », à l'issue du dernier conflit dans la bande de Gaza, en novembre 2012, justifie à lui seul nos réticences à céder davantage de terres aux Palestiniens », a déclaré dimanche 9 décembre 2012 le Premier ministre de l’État d’Israël, Benjamin Netanyahu.

 

Le Premier ministre israélien s'exprimait au lendemain du discours de Khaled Mechaal, samedi 8 décembre, en visite pour la première fois dans la bande de Gaza. Devant des dizaines de milliers de Palestiniens, le chef du Hamas a déclaré que le mouvement islamiste ne renoncerait pas à « un seul pouce de notre terre », ce qui englobe, dans son esprit, la totalité du territoire israélien.

 

« Lors de la journée d'hier, nous avons pu voir à nouveau le vrai visage de nos ennemis. Ils n'ont aucune intention de parvenir au moindre compromis avec nous. Ils veulent détruire notre pays », a réagi Benjamin Netanyahu au cours du conseil des ministres hebdomadaire.

 

Le chef du gouvernement israélien s'est attiré de vives critiques de la part de la communauté internationale tout au long de la semaine après l'annonce du développement de colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est à la suite de la reconnaissance de facto d'un État palestinien par l'Assemblée générale des Nations unies.

 

Il a affirmé dimanche qu'Israël ne se retirerait pas de Cisjordanie comme il l'a fait de la bande de Gaza en 2005, afin de ne pas fournir aux activistes palestiniens un autre territoire d'où tirer des roquettes en direction des villes israéliennes.

 

« Je suis toujours stupéfait par les illusions que certains nourrissent en se disant prêts à poursuivre ce processus et à l'appeler la paix », a dit Benjamin Netanyahu.

 

« Nous voulons une paix véritable avec nos voisins, mais nous ne nous voilerons pas la face et nous ne nous enfouirons pas la tête dans le sable », a-t-il poursuivi, en soulignant qu'Israël devait pour cette raison « résister aux pressions internationales ».

 

« Ce qui est intéressant, c'est qu'Abou Mazen (Mahmoud Abbas) n'a pas condamné les propos (du Hamas) appelant à la destruction d'Israël, tout comme précédemment il n'a pas condamné les tirs de roquettes sur Israël (en provenance de la bande de Gaza) », a ajouté Benjamin Netanyahu. « Et à mon grand regret, il oeuvre à la réconciliation avec ce même Hamas, qui est soutenu par l'Iran. »

Nos réseaux sociaux en direct

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.