Lu dans la presse
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Publié le 20 Mai 2016

Casseurs : plusieurs dizaines d’interpellations à Nantes et à Rennes

Le sabotage, qui a eu lieu simultanément dans six stations du métro de Rennes, était parfaitement coordonné.

Des individus radicalisés

Par Nathalie Bougeard, publié dans le Figaro le 19 mai 2016
 
Dix-neuf personnes ont été interpellées, tôt ce jeudi matin, dans le métro de Rennes en flagrant délit de dégradations, puis cinq autres lors de la manifestation organisée dans la journée.
 
À Rennes, plusieurs dizaines de policiers étaient positionnés, jeudi 19 mai, dès l’aube, pour surveiller étroitement l’ensemble des stations de métro de la ville. Au programme, l’interpellation en flagrant délit d’un groupe de « personnes entre 20 et 30 ans, appartenant à la mouvance de l’ultragauche », selon les termes de Nicolas Jacquet, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rennes. À 6h30, 14 hommes et 5 femmes ont été interpellés puis placés en garde à vue pour « association de malfaiteurs et dégradations volontaires de biens destinés à l’utilité publique par des personnes agissant en réunion et dissimulant leur visage pour ne pas être reconnues ». Un délit passible de sept années d’emprisonnement. La préfecture de police a rendu publique la mise en garde à vue des 19 individus appréhendés dans le métro. 
 
C’est dans le cadre d’une enquête ouverte le 12 mai dernier à l’initiative du parquet et confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire que cet acte de sabotage a été repéré. « Depuis plusieurs semaines, la ville de Rennes est confrontée à des actions ­violentes commises par un certain nombre d’individus. À chaque fois, des investigations menées par les enquêteurs de la Sécurité publique ont lieu. Elles ont notamment permis d’identifier un ­groupe de manifestants organisé et structuré. Ces individus, présents à Rennes depuis de nombreuses semaines, se voient régulièrement pour préparer l’organisation d’actions violentes », a précisé Nicolas Jacquet. Et d’ajouter : « Il s’agit de faits graves puisque ­commis dans le cadre d’une ­association de malfaiteurs et que ces personnes agissent dans une logique de dégradation. »
 
Depuis le début de leur garde à vue de 48 heures, les 19 personnes refusent de décliner leur identité et de procéder aux prises d’empreintes. Une attitude qui révèle qu’elles sont parfaitement organisées et préparées au placement en garde à vue. Cela étant, certains avaient déjà été repérés par les policiers. « Des individus radicalisés », commente Nicolas Jacquet. Tous s’expriment en français... Lire l'intégralité.

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