Lu dans la presse
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Publié le 7 Janvier 2019

Charlie Hebdo - "C'est un peu tous les jours le 7 janvier pour nous" rappelle Riss

Quatre ans après l'attentat meurtrier contre le journal Charlie Hebdo, Riss, le directeur de la rédaction du journal était l'invité de franceinfo lundi 7 janvier. "On est toujours un peu dans cette journée-là", a-t-il confié.

Publié le 7 janvier sur le site de France Info

"On a le déroulé de la journée qui nous revient en tête", a confié à franceinfo le directeur de la rédaction du journal satirique, Riss, quatre ans jour pour jour après l'attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. "Maintenant, c'est un peu tous les jours le 7 janvier pour nous, on y pense tous les jours. Sans qu'il y ait forcément de cérémonie, on est toujours un peu dans cette journée-là", a-t-il poursuivi.

L'attentat contre Charlie Hebdo, perpétré par les frères Kouachi, a fait à lui seul 11 morts, dont des figures emblématiques du journal comme Cabu, Wolinski, Honoré, Tignous ou l'ex-directeur de la rédaction Charb.

Continuer à rire

"Paradoxalement, c'est le journal qui nous permet, non pas de penser à autre chose, mais d'avoir un objectif toutes les semaines, de faire quelque chose de concret qui nous fait plaisir, ça nous donne un objectif dans nos vies que le journal soit à nouveau là", a expliqué Riss. 

Le directeur de la rédaction du journal satirique a également souligné l'importance de continuer à "faire Charlie Hebdo pour rire". "Au-delà de Charlie Hebdo, je crois qu'on ne peut pas vivre sans se marrer un peu. On peut rire mais ça n'empêche pas d'avoir dans un coin de sa tête d'avoir en mémoire tout ce qui s'est passé", a-t-il souligné. "Le rire cohabite toujours avec le tragique, que ce soit avant le 7 janvier ou après le 7 janvier", a ajouté Riss. Récemment, Charlie Hebdo a d'ailleurs salué à sa manière l'arrestation de Peter Cherif, jihadiste proche des frères Kouachi, en titrant à la Une : "Passe au journal quand tu auras 5 minutes."

"Ces gens-là doivent répondre devant la justice française mais on peut aussi leur imposer une double-peine qui est de les ridiculiser. C'est le rôle d'un journal satirique", a expliqué Riss.

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