Lu dans la presse
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Publié le 24 Octobre 2013

En Israël, le mémorial du cardinal Lustiger invite au dialogue des religions

« Le mystère d’Israël est indissolublement le mystère des Chrétiens », « Prier, c’est donner prise à Dieu et repousser la folie meurtrière de la haine »… Gravées en français, en arabe et en hébreu sur des plaques de céramique, ces paroles du cardinal Lustiger s’offrent au visiteur, attiré par la fraîcheur de l’eau qui coule dans les rigoles et dévale les terrasses parmi les oliviers. Nulle statue, mais une oasis de paix invitant à la prière et à la méditation.

Fidèle à la tradition catholique, il sut établir avec les juifs des relations audacieuses

L’inauguration, mercredi 23 octobre à Abu Gosh, d’un mémorial consacré à un Juif converti au catholicisme, devenu Cardinal, dans un monastère bénédictin du domaine national français, mais installé dans un village arabe musulman, non loin de Jérusalem, revêtait un caractère symbolique extrêmement fort pour les représentants des trois religions présents. Mais plus qu’un symbole, il s’agissait pour Richard Prasquier, ancien président du CRIF et maître d’œuvre du projet, d’une sorte de « devoir sacré ».

 

C’est en effet le CRIF qui a lancé l’idée du projet en 2011, d’abord dans le désert du Néguev, avant d’opter pour Abu Gosh, sur une idée du P. Patrick Desbois, fondateur de l’association Yahad-In unum. Ce monastère, lieu de fraternité entre Juifs et Chrétiens dans un village arabe miraculeusement préservé de la guerre en 1948, où le cardinal Lustiger aimait se rendre lors de ses pèlerinages en Terre Sainte, symbolise, de fait, une coexistence harmonieuse entre croyants de diverses religions dans ce pays.

 

« Fidèle à la tradition catholique, il sut établir avec les juifs des relations d’une audace, oserais-je dire, évangélique », a rappelé dans son allocution le cardinal André Vingt-Trois, qui a travaillé durant 23 ans aux côtés de Jean-Marie Lustiger. Depuis le début de la semaine, l’archevêque de Paris accompagne le voyage « Aux sources de la Promesse » de près de 200 Chrétiens et Juifs, très engagés dans le dialogue judéo-chrétien, membres du Collège des Bernardins, des Sœurs de Sion, de l’Amitié judéo-chrétienne… Lire la suite.

 

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