Lu dans la presse
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Publié le 6 Septembre 2018

Europe - "Israël est une entreprise raciste" : une campagne d'affichage sauvage au cœur de Londres

La police londonienne a ouvert une enquête après l'apparition d'affiches présentant la phrase suivant : "Israël est une entreprise raciste". Les affiches ont été disposées sur des arrêts de bus dans le centre de Londres, apparemment en réponse à la décision du parti travailliste britannique d'adopter la définition internationale de l'antisémitisme.

Publié le 6 septembre sur le site de Newsweek sous le titre ‘ISRAEL IS A RACIST ENDEAVOR’: LONDON BUS STOPS PLASTERED WITH POSTERS AMID ANTI-SEMITISM ROW

Traduction proposée par le Crif

Un certain nombre d’arrêts de bus de Londres ont été recouverts d’affiches définissant l’Etat d’Israël comme une entreprise raciste.

Les affiches ont été repérées dans au moins quatre endroits différents du centre de Londres, y compris un en face de l’immeuble du Parlement à Westminster, a rapporté le journal Haaretz.

La compagnie de transports en communus londonniens a ordonné leur retrait immédiat.

Les affiches, présentant des lettres vertes, rouges et noires - couleurs du drapeau palestinien - ont été collées sur des espaces publicitaires existants sur les abribus du centre de Londres, y compris sur ceux des ponts Westminster et Waterloo.

Le message semblait être "un jeu de mots" sur la définition de l'antisémitisme de l'International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA), qui stipule que'il est interdit de décrire Israël comme un Etat racisite. La campagne a été attribuée au groupe London Palestine Action, bien qu'il n’ait pas encore explicitement assumé la responsabilité de cet affichage.

La compagnie de transports en communus londonniens (Transport for London)  a déclaré que les affiches n'étaient "absolument pas autorisées" par le réseau de transport ni par son partenaire publicitaire JCDecaux. Elle a décrit la campagne comme "un acte de vandalisme" et a assuré  que les affiches seraient immédiatement retirées des abribus. Un porte-parole du maire de Londres, Sadiq Khan, a qualifié ces affichages "d’actes de vandalisme non autorisés."

Hier, mercredi 5 septembre, le parti travailliste britannique (Labour) a adopté la définition de l'antisémitisme de l'IHRA, après de larges contestations survenues notamment de la part du député Jeremy Corbyn, au coeur d'un vaste débat sur l'antisémitisme du parti britannique.

Jeremy Corbyn a tenté sans succès de contester la définition, demandant la suppression du passage stipulant l'interdiction de décrire Israël comme un Etat raciste. Jeremy Corbyn est au coeur d'une série de controverses liées à sa rhétorique pro-palestinienne unilatérale et à son échec répété face à un antisémitisme persistant au sein de son parti. Cette crise a mené à une relation tumultueuse entre le parti travailliste et la communauté juive britannique.

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