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Publié le 21 Septembre 2020

France - Alain Soral condamné pour avoir imputé aux juifs l'incendie de Notre-Dame

Déjà jugé pour des faits similaires, Alain Soral a de nouveau été condamné pour provocation à la haine en raison de la religion.

Publié le 18 septembre dans Le Figaro

L'essayiste d'extrême-droite Alain Soral a été condamné vendredi à trois amendes, avec possibilité de prison en cas de non-paiement, notamment pour avoir imputé aux juifs l'incendie de Notre-Dame de Paris.

Le tribunal correctionnel de Paris a infligé à Alain Bonnet dit Soral 90 jours-amende de 60 euros (5 400 euros) pour provocation à la haine à raison de la religion, à la suite de propos tenus après l'incendie de la cathédrale, les 17 et 18 avril 2019, sur le site «Égalité et Réconciliation». Il a cependant été relaxé pour l'infraction de diffamation publique envers un groupe à raison de leur appartenance à une religion.

Alain Soral a par ailleurs été condamné dans deux autres dossiers. Le tribunal l'a reconnu coupable d'injure à raison de la religion, de contestation de crime contre l'Humanité et de diffamation (en récidive légale) pour une vidéo du 16 avril 2019 baptisée «Soral en prison», le condamnant là aussi à 90 jours-amende à 60 euros (5 400 euros). Il a enfin écopé de 80 jours-amende à 50 euros (4.000 euros) pour provocation à la haine à raison de la religion, du fait de propos datant du 9 août 2018 dans un magazine et en ligne.

Dans ces trois dossiers, le tribunal a, en sus, condamné Alain Soral à verser un euro de dommages et intérêts et 1 500 euros d'amende au titre des frais de justice aux différentes associations parties civiles, la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), J'accuse, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS Racisme notamment.

Alain Soral, 61 ans, a été condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires. En avril 2019, il a écopé d'un an de prison ferme pour contestation de l'existence de la Shoah. Il a fait appel. Le 6 juillet dernier, ses deux chaînes Youtube ont été supprimées par la plateforme américaine de vidéos en ligne pour «enfreintes répétées aux conditions d'utilisation».

Le 1er septembre en revanche, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi du parquet général de Paris et d'associations, rendant définitive sa relaxe pour la publication de caricatures en 2016.

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