Lu dans la presse
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Publié le 24 Janvier 2017

#France - Comment les services de renseignement ont infiltré une filière djihadiste

Le démantèlement d'une filière terroriste fin 2016 a dévoilé les moyens inattendus utilisés par Daech pour organiser et financer des attentats sur le sol français

Les investigations sur un commando terroriste qui projetait de s'en prendre, le 1er décembre dernier, notamment au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et au célèbre 36, quai des Orfèvres de la police judiciaire parisienne, ont mené les enquêteurs jusqu'aux allées sombres... du cimetière du Montparnasse. Selon nos informations, au mois de juin 2016, les policiers antiterroristes ont récupéré une importante somme d'argent destinée à l'achat de fusils d'assaut par les terroristes, glissée entre les dalles d'une tombe à l'abandon.

Pour parvenir à cette planque, ils ont réussi à faire passer l'un d'entre eux pour « un sympathisant de la cause djihadiste » auprès d'un certain Nil Shewil, alias Abou Taha Mohamed, âgé de 30 ans, basé en zone irako-syrienne. Il est identifié dans une vidéo de l'organisation Etat islamique le montrant en train de décapiter deux otages en compagnie d'un autre terroriste français bien connu, Rachid Kassim.

Un « cyberpatrouilleur » infiltré chez les djihadistes

Au début du mois de mars 2016, des informations remontent jusqu'à la DGSI : cet homme, originaire de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), préparerait une action violente en France, sous la responsabilité d'un émir de Daech. Se présentant sous le nom de Sayyaf, l'émir insiste auprès du policier infiltré pour trouver « quatre fusils d'assaut kalachnikov et seize chargeurs ». Le « cyberpatrouilleur » infiltré, qui cherche à l'identifier ainsi que les membres du commando, répond qu'il a besoin de 12 000 € pour l'achat des armes de guerre. 

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