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Publié le 30 Août 2018

France - Conflit israélo-palestinien : Jean-Yves Le Drian "La France va prendre des initiatives"

Lors de son discours de clôture mercredi à la Conférence des ambassadeurs et des ambassadrices à Paris, le ministre français des Affaires étrangères a affirmé que dans l'attente d'un plan de paix américain réglant le conflit israélo-palestinien, la France comptait "prendre des initiatives".

Publié le 30 août sur le site de i24news

"Les États-Unis ont engagé il y a plus d’un an d’importants efforts diplomatiques, dont ils n’ont pas encore annoncé les résultats, peut-être que cela viendra un jour. Il nous faudra, de toute façon, nous aussi, prendre des initiatives", a annoncé Jean-Yves Le Drian.

Le ministre laissait également entendre la position de la France, précisant que les deux Etats, israélien et palestinien, devaient "avoir Jérusalem pour capitale".

"Ce que nous chercherons à obtenir, c’est la position historique de la France, un règlement juste et durable du conflit, à savoir l’établissement de deux États, vivant côte à côte en paix et en sécurité, dans des frontières reconnues, et ayant l’un et l’autre Jérusalem comme capitale", a-t-il déclaré.

Lors de cette allocution, Le Drian a par ailleurs déploré une remise en cause (américaine) "du respect de la parole donnée".

"En un an, nous avons assisté à la dénonciation de l’accord de Paris sur le climat, de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, à l’imposition unilatérale de surtaxes douanières remettant en cause les accords commerciaux existants", a-t-il dénoncé ajoutant que "ce sont autant de défis portés à l’idée même de diplomatie".

Au sujet de l'Iran, le ministre a rappelé les efforts déployés par la France "pour préserver le JCPOA, qui seront poursuivis avec détermination, car il en va de la stabilité internationale et de la souveraineté de l’Europe".

Il a cependant dénoncé les agissements iraniens au Moyen-Orient, lançant que "nous avons frôlé l’escalade!"

"Dans l’intérêt de tous, nous continuerons donc de plaider en faveur d’un cadre de discussion global qui porte aussi bien sur le nucléaire après 2025, sur le balistique et sur les volontés de déstabilisation du régime iranien dans la région", a-t-il prévenu.

Le Drian a en outre dit la fierté de la France d'"avoir joué sa part dans le recul de Daech".

"Al-Qaïda... est toujours bien présent en Syrie. Mais notre action a conduit à l’affaiblissement du terrorisme dans cette partie du monde, ce dont témoigne aussi, en Irak, la libération de Mossoul", a-t-il estimé.

A l'occasion de cette Conférence, le président Emmanuel Macron a pour sa part jugé "alarmante" la situation en Syrie, où le régime de Bachar al-Assad "menace de créer une nouvelle crise humanitaire dans la région d'Idleb", et a appelé à "renforcer encore la pression sur le régime et ses alliés", notamment la Russie et la Turquie, pour une solution politique au conflit.

Il a néanmoins insisté sur le fait que "si je considère depuis le premier jour, que notre premier ennemi est Daech, et que je n'ai jamais fait de la destitution de Bachar al-Assad une condition préalable à notre action diplomatique ou humanitaire en Syrie, je pense qu'un tel scénario" - celui de voir M. Assad rester au pouvoir après le conflit - "serait une erreur funeste".

Concernant l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, Macron a appelé à "sortir de l'hypocrisie"proposant plutôt un "partenariat stratégique", des propos dénoncés par Ankara qui a accusé mardi le président français d'être "loin de comprendre" la Turquie.

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