Lu dans la presse
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Publié le 23 Novembre 2018

France - Des députés La République en marche s’attellent au sujet de l’islam de France

Un groupe de travail a été créé par des élus de la majorité afin d’alimenter le projet de loi du gouvernement visant à mieux organiser et encadrer le financement de ce culte.

Publié le 23 novembre 2018 dans Le Monde

Ils ont décidé de se saisir d’un sujet longtemps ignoré au sein de la majorité. Plusieurs députés La République en marche (LRM) ont créé un groupe de travail sur l’islam à l’Assemblée nationale, afin d’alimenter le projet de loi du gouvernement visant à mieux organiser et encadrer le financement du culte musulman en France.

Ce groupe informel s’est réuni pour la première fois en avril, à l’initiative de l’élu de Gironde Florent Boudié, avec l’objectif d’identifier des pistes de réforme, pouvant amener à une rénovation de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat. « Comme ce sujet sera sur la table du quinquennat, nous avons décidé de travailler dessus en amont pour suggérer des pistes de réflexion au gouvernement », explique cet ancien député socialiste, qui a déjà été responsable du texte asile et immigration au sein du groupe LRM.

Le groupe, qui comptait sept membres à ses débuts, rassemble désormais près de 25 élus macronistes. Parmi eux figurent notamment le député du Val-d’Oise, Aurélien Taché, très engagé sur les sujets liés à la laïcité, sa collègue de Paris, Elise Fagjeles, qui a été rapporteure du texte asile et immigration, l’ex-juppéiste Marie Guévenoux, l’élu des Bouches-du-Rhône, Saïd Ahamada, ou encore celui de Moselle, Ludovic Mendès.

Identifier les difficultés

Depuis sept mois, ses membres ont procédé à une trentaine d’auditions de responsables religieux ou de spécialistes, de diverses sensibilités, tels que le président de l’Observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco, l’imam d’Ivry-sur-Seine, Mohamed Bajrafil, qui prône un islam modéré, ou encore Amine El-Khatmi, l’un des fondateurs du Printemps républicain, une association visant à défendre une laïcité « ferme sur les principes ».

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