Lu dans la presse
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Publié le 23 Janvier 2018

#France #Desinfo - Face aux fake news, la confiance des Français dans les médias traditionnels progresse

Les Français attendent avant tout une information fiable, très loin devant un journalisme engagé ou porteur de solutions. Le clivage éducatif et social s’est accentué dans la façon de s’informer et la perception de certains événements. Dans ce climat de confusion accentué par les réseaux sociaux, les Français plébiscitent une éducation aux médias, notamment pour démasquer les "fake news".

Publié le 23 janvier 2018 dans La Croix sous le titre La confiance des Français dans les médias traditionnels progresse

Jamais les médias n’ont été aussi critiqués par des personnalités politiques, et les journalistes aussi malmenés par les états-majors des candidats, qu’au cours de la dernière campagne présidentielle. Cette stratégie, qui s’est avérée électoralement payante pour certains candidats, n’a pourtant pas emporté l’adhésion générale des Français, à en croire le 31e Baromètre de confiance dans les médias, réalisé par Kantar/Sofres pour La Croix.

Trois quarts d’entre eux (76 %) estiment même que la campagne présidentielle a été bien traitée par les médias.

La confiance, qui était tombée à un niveau très bas dans le précédent baromètre (réalisé juste avant les « affaires » Fillon), progresse aussi pour les médias traditionnels, à commencer par la presse écrite (52 %, + 8 %) et la télévision (48 %, + 7 %). Alors que culmine la défiance envers Internet : seul 1 Français sur 5 (25 %) jugeant crédibles les informations qu’il y trouve.

Ce regain de confiance n’a rien d’un quitus. Il traduit une très forte attente d’une « information fiable et vérifiée » (à 90 %), au terme d’une campagne électorale marquée par la prolifération de « fake news » sur les réseaux sociaux. Si les Français utilisent de plus en plus Internet pour s’informer, un gros tiers (37 %, dont 66 % des plus âgés et 82 % des moins diplômés) ne peut pas préciser ses principales sources d’information sur la toile . « Ce qui est frappant cette année, c’est l’aggravation des fractures par âge et classe sociale », les mieux lotis étant les plus confiants et les plus vigilants sur Internet, relève Carine Marcé, qui a coordonné l’enquête pour Kantar Sofres.

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La télévision apparaît comme le média des plus âgés

« Le clivage éducatif et social apparaît dès la première question sur l’intérêt pour l’actualité, puisque 74 % des professions intellectuelles manifestent de l’appétence pour l’information, contre seulement la moitié des ouvriers et des moins de 35 ans, renchérit le sociologue des médias Jean-Marie Charon. Ces mêmes clivages sont présents dans le choix des médias, détaille-t-il. La télévision apparaît comme le média des plus âgés, des milieux populaires et moins éduqués. La radio, celui des publics âgés mais de catégories socioprofessionnelles supérieures et de niveau éducatif plus élevé. Un peu comme la presse papier (citée par 1 % des employés et des moins de 35 ans !). Alors qu’Internet, et surtout le smartphone, est le média des jeunes, surtout éduqués. »

Selon la manière dont on s’informe, on ne perçoit désormais plus l’actualité de la même façon. Des événements, pourtant très médiatisés, comme les Paradise Papers ou la campagne #BalanceTonPorc sur Twitter sont ainsi passés hors des radars d’une partie des Français. Cette différence d’appréciation peut s’expliquer par la faible fréquence d’utilisation des réseaux sociaux par les plus âgés, de même que le filtrage de l’information opéré par les algorithmes en fonction de sa communauté d’« amis ».

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