Lu dans la presse
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Publié le 7 Novembre 2016

#France - Ivry-sur-Seine : Les dessous du boycott propagandiste d'Israël

Sur proposition d'un élu qui avait justifié les attentats du 13 novembre, le conseil municipal d'Ivry-sur-Seine vient de voter le boycott des produits israéliens.

Enquête sur un scandale

Par Martine Gozlan, publié dans Marianne le 5 novembre 2016
 
C'est une assez belle salle du conseil, au cœur de la mairie d'Ivry-sur-Seine, banlieue sud de Paris, 60.000 habitants. Sur les murs, des affiches anciennes illustrent le poème d'Eluard Liberté. Mais ce lieu, voilé, tel un théâtre, de tentures pourpres, sert aussi de caisse de résonance à toutes les ténébreuses passions du temps. Le 20 octobre, la majorité municipale (communistes, EELV, Front de gauche, Convergence citoyenne ivryenne) vote le boycott des produits issus des colonies israéliennes. Le «vœu» est de toute façon illégal (comme celui pris par la mairie de Bondy en juin), en vertu d'un arrêt de la Cour de cassation, qui interdit le boycott d'Israël.
 
Surtout, il est porté par un élu à l'étrange personnalité. Atef Rhouma, cinquième adjoint au maire chargé de la petite enfance, avait tenu en effet de curieux propos au lendemain des attentats du 13 novembre 2015. Cinq jours après la tragédie, en plein conseil municipal, l'élu du groupe Convergence citoyenne ivryenne déclare : «Daech n'attaque pas nos valeurs, notre culture ou notre goût de la fête. Il attaque la France parce que la France l'attaque et participe à la mort de centaines de milliers de civils.» Il poursuit : «Le PS rend les enfants de l'immigration illégitimes en politique et instrumentalise les meurtres et l'émotion à des fins racistes.» Scandale au conseil. Invité par la droite et les socialistes à se désolidariser, Philippe Bouyssou, le maire communiste, refuse en arguant que «ces positions relèvent de la liberté d'expression».
 
L'opposition - Les Républicains et le centre, dans l'Alternative pour Ivry - avec le PS portent l'affaire devant le préfet. Le maire et Atef Rhouma attaquent alors pour «dénonciation calomnieuse». Une procédure dont l'issue reste aujourd'hui mystérieuse... Lire l'intégralité.

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