Lu dans la presse
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Publié le 4 Octobre 2017

#France - "Le combat d'Elisabeth Badinter est d'abord le nôtre", Fadila Mehal, conseillère de Paris

Filles du Maghreb et de la République, le combat contre l'antisémitisme est aussi le notre.

Publié le 3 octobre 2017 dans Le HuffPost sous le titre Filles du Maghreb et de la République, le combat contre l'antisémitisme est aussi le notre

Elisabeth Badinter cette semaine s'est émue dans une longue interview de l'indifférence collective face à la montée de l'antisémitisme. Elle nous exhorte ardemment au devoir de responsabilité: "Ne laissez pas les juifs mener seuls ce combat".

En conscience nous lui répondons que jamais nous n'abdiquerons sur le terrain de l'antisémitisme car c'est le combat de toute notre vie que de préserver en chacun de nous sa part d'universalité et de singularité.

Notre lutte résolue contre le poison de l'antisémitisme et du négationnisme n'a d'égale que notre volonté de réveiller les consciences pour faire cesser l'opprobre qui frappe ceux que l'on juge non pas pour ce qu'ils font, mais pour ce qu'ils SONT: "L'Enfer, c'est là où il n'y a pas de pourquoi" écrivait Primo Lévi.
 
Notre tribune se veut une réponse à cet appel fraternel et humaniste d'Elisabeth Badinter : parce que "Nous sommes tous coupables, de tout et pour tout, et moi plus que les autres" écrivait Fedor Dostoïevski en une phrase qu'aimait citer Levinas.
 
Le combat d'Elisabeth Badinter est d'abord le nôtre.

Moi Fadila Mehal, élue de Paris, enfant du Maghreb et de la République, héritière d'une filiation millénaire qui a vu juifs, musulmans, chrétiens et libres penseurs défendre ce bien précieux qu'est la laicité, et, moi, Fatima Besnaci-Lancou pour qui le camp de Rivesaltes a constitué le cadre quotidien de mon enfance et qu'en ce sens je n'ignore rien du poids des préjugés et des stigmates.

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