Lu dans la presse
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Publié le 10 Février 2017

#France - Le FN suscite toujours le malaise des institutions juives

À l'occasion d'une énième tentative de rapprochement avec des représentants de la communauté juive, les responsables du FN ont dû marquer leur distance avec Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen. Le Crif, lui, refuse toujours tout contact avec le parti frontiste.

Publié dans Le Figaro le 9 février 2017

Pour le Front national, obtenir le soutien de la communauté juive ou du moins faire cesser son hostilité historique, relèverait d'un aboutissement sur le chemin de la «dédiabolisation» que voudrait impulser Marine Le Pen. Valeurs historiques de la pensée d'extrême droite en France, l'antisémitisme et le négationnisme ont largement contribué à façonner la mauvaise image dont pâtit encore le parti auprès de certaines franges de l'opinion. On comprend dès lors mieux les efforts déployés par les cadres du Front national, à quelques semaines de la présidentielle, pour apporter des gages à la communauté juive et tenter de prouver que la page est désormais tournée. Ainsi, ce mercredi 8 février, deux responsables FN ont répondu à l'invitation de la Confédération des juifs de France et des amis d'Israël (CJFAI), une organisation décriée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui refuse tout contact avec le FN. «Le cordon sanitaire autour du Front National est un impératif républicain auquel les Juifs sont attachés, parce qu'ils savent qu'en protégeant la République, il protège les Français juifs», assure Francis Kalifat, président du Crif.
 
Ce petit-déjeuner de travail organisé Chez Françoise, une table bien connue des habitués de l'Assemblée nationale, était organisé, comme le relate Le Monde, par deux les meilleurs entremetteurs du parti de Marine Le Pen auprès de la communauté juive. Le premier, Richard Abitbol, président du CJFAI et homme de réseau au sein du B'nai B'rith - sorte de franc-maçonnerie juive -, est un habitué des dirigeants FN. Il assume depuis 2015 l'idée que «le passage à l'acte du vote Front national n'est plus un sacrilège». On trouvait également à cette rencontre Michel Thooris, un syndicaliste policier proche de la LDJ et responsable de l'Union des patriotes français juifs, régulièrement présenté comme «le juif du Front national».

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