Lu dans la presse
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Publié le 23 Juillet 2020

France - Le Mémorial du camp de Rivesaltes programme de nouvelles visioconférences

Depuis le début de l'été, le Mémorial du camp de Rivesaltes propose de les retrouver sous forme de "rendez-vous en direct" via la page Facebook afin de garder le lien qui unit le Mémorial et son public. Au programme : visioconférences, lecture de témoignages de réfugiés, échanges sur l'importance de la mémoire...

Publié le 23 juillet 2020 sur le site de Ladepeche.fr

C'est une nouveauté cette année, le Mémorial du camp de Rivesaltes lance la programmation "Les rendez-vous du Mémorial" conçu spécialement pendant le confinement. Elle invite à se rendre sur la page Facebook du mémorial, et de profiter l'espace de vingt minutes, de témoignages issus de spécialistes du Conseil scientifique du Mémorial ou de récits d'anciens réfugiés espagnol. Les vidéos sont ensuite mises en ligne sur Youtube. Ce type d'interventions permettent de garder contact avec les musées, mémoriaux et autres sites historiques.

Aujourd'hui, le Mémorial du camp de Rivesaltes vous donne rendez-vous à 18 heures avec Brigitte Sion, anthropologue et spécialiste des mémoriaux afin de savoir pourquoi les visites des lieux de mémoire sont irremplaçables.

Un Mémorial chargé en histoire

Le mémorial de Rivesaltes, situé dans les Pyrénées-Orientales, a été inauguré le 16 octobre 2015 par Manuel Valls. L'occasion de retracer, en témoignages et en photos, l'histoire de ce camp où ont été internés et accueillis plus de 50 000 Espagnols, juifs, tsiganes ou harkis. "C'est le plus grand camp d'internement d'Europe de l'ouest, qui recouvre trois guerres : une guerre civile, une guerre mondiale et une guerre coloniale", explique Agnès Sajaloli, la directrice du Mémorial.

À partir de 1941, tout près de la frontière espagnole et des portes de Perpignan, les camps accueillent des milliers de républicains espagnols fuyant la dictature de Franco. Rivesaltes sert aussi de camp d'internement durant la même période pour plus de 5 000 juifs (la moitié d'entre eux sera ensuite déportée en Allemagne) ainsi que des Tsiganes, collaborateurs ou prisonniers de guerre.

Sortis de la guerre d'Algérie, plus de 20 000 harkis ainsi que d'autres rapatriés de la décolonisation venus de Guinée et d'Indochine se réfugieront dans ces bâtiments. Rapidement, le camp a été officiellement fermé à la suite des années 60. Mais la mémoire de ceux qui y ont vécu, reste.

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