Lu dans la presse
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Publié le 9 Novembre 2017

#France - Menacé de mort, le journaliste Mohamed Sifaoui revendique "le droit de choquer"

Cible prisée des islamistes radicaux, le journaliste franco-algérien Mohamed Sifaoui a revendiqué mercredi "le droit de choquer" et demandé à la justice de protéger la liberté d'expression en condamnant un homme qui avait appelé à le "crever".

Publié le 8 novembre 2017 dans L'Express

"Il est évidemment permis en démocratie de critiquer les dogmes, les religions. Je revendique le droit de heurter, de choquer. Moi, je ne négocie pas la question de ma liberté de conscience et d'opinion", a affirmé le journaliste, auteur de nombreux ouvrages sur l'islam politique et le terrorisme, et militant antiraciste de longue date. "L'islam est une religion malade et les musulmans doivent s'emparer de cette question." 

Un plaidoyer d'une sombre actualité, alors que les menaces ont récemment repris contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, dont la rédaction a été en partie décimée par une attaque jihadiste en janvier 2015. Mercredi, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a jugé qu'"un travail" devait "être fait sur les menaces terroristes sur internet" afin de "renforcer notre arsenal législatif".  

Moins de six mois après l'attentat contre le journal satirique, dont Mohamed Sifaoui avait défendu le droit de publier des caricatures du prophète Mahomet, Soufiane B. postait le 18 juin 2015 sur sa page publique Facebook une photo du journaliste, aujourd'hui très médiatique, accompagnée du commentaire suivant: "Lui faut le crever, y'a pas d'autre solution".  

Poursuivi pour "provocation" au meurtre devant le tribunal correctionnel de Paris, il encourt jusqu'à cinq ans de prison. Mercredi soir, le parquet a requis 12 mois assortis du sursis, avec l'obligation d'indemniser la victime. 

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