Lu dans la presse
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Publié le 2 Juillet 2020

France - Une djihadiste française condamnée à 20 ans de prison capturée en Syrie

Émilie Khiari, 28 ans, a été condamnée en son absence par la cour d'assises spéciale de Paris. Originaire de Savoie, elle fait partie de la « filière d'Albertville ».

Publié le 30 juin dans Le Point

Émilie Khiari, 28 ans, a été interpellée il y a une semaine dans le nord de la Syrie, dans une zone contrôlée par les forces armées turques. Selon les services de renseignements français, elle avait été signalée dès 2016 en zone de combat. Elle avait un temps été faite prisonnière par l'armée syrienne libre, qui combat à la fois le régime de Bachar el-Assad et les djihadistes de l'organisation État islamique.

La jeune femme, née à Chambéry, a été condamnée, par défaut, le 25 juin, à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises spéciale de Paris pour son implication dans la « filière djihadiste d'Albertville ». Un mandat d'arrêt a été lancé à son encontre.

Peu médiatisés, les djihadistes originaires de Savoie constituent une branche ancienne du terrorisme armé exporté, vers l'Afghanistan puis la Syrie. Dès la fin des années 2000, on compte quelques ressortissants d'Albertville partisans du djihad armé en Afghanistan. En 2011, deux hommes avaient été condamnés à Paris pour le financement et l'envoi de djihadistes d'Albertville à Kaboul. En 2014, un Algérien était arrêté alors qu'il convoyait de jeunes hommes d'un quartier populaire d'Albertville vers Alep, en Syrie. Un procès dit des « filières djihadistes d'Albertville » s'était tenu en 2017, quatre djihadistes avaient été condamnés à des peines allant de 6 à 8 ans de prison.

Émilie Khiari a été interpellée en Syrie en compagnie de Pascale Reymonenq, 58 ans, originaire de Seine-Saint-Denis, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt du tribunal judiciaire de Paris dans une enquête pour association de malfaiteurs terroriste.

Onze djihadistes français détenus par la Turquie

Les deux femmes devraient être expulsées dans le courant de l'été et rejoindre leur pays, la France, pour y être incarcérées. Outre les formalités administratives et sécuritaires, leur sortie du territoire turc dépend des vols entre Ankara et Paris. Air France a annoncé leur reprise à partir du 17 juillet. 

Selon la DGSI, la Turquie détient 11 adultes et 20 enfants français sur son territoire ou dans la zone contrôlée par son armée en Syrie.

 

 

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