Lu dans la presse
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Publié le 8 Janvier 2019

France/Antisémitisme - "Ça me rappelle de mauvais souvenirs" : quatre ans après, l'hommage des habitants du quartier aux victimes de l'Hyper Cacher

Une cinquantaine de personnes ont rendu hommage aux quatre victimes de l'attentat antisémite du 9 janvier 2015.

Publié le sur le site de FranceInfo

Quatre ans après les attentats de janvier 2015, plusieurs cérémonies nationales d'hommage ont eu lieu lundi 7 janvier à Paris pour les 17 victimes. Familles, proches et autorités se sont notamment rassemblés en fin de matinée lors d'une cérémonie rue Nicolas-Appert dans le XIe arrondissement de Paris devant les anciens locaux de Charlie Hebdo avant de se rendre devant l'Hyper Cacher, porte de Vincennes. 

Cérémonie sobre et rapide 

La cérémonie a été très courte, une quinzaine de minutes à peine, et très sobre à la demande des familles de victimes qui se sont rassemblées devant l'épicerie. Au total, une cinquantaine d'invités ont rendu hommage aux quatre victimes de l'attentat antisémite du 9 janvier 2015. 

Leurs noms ont été égrenés un à un : Yohan Cohen âgé de 20 ans, Philippe Braham âgé de 45 ans, François-Michel Saada âgé de 63 ans, et Yoav Hattab âgé de 21 ans. Une Marseillaise a ensuite retenti avant que les ministres de la Justice et de l'Intérieur, mais aussi la maire de Paris, Anne Hidalgo, ne viennent saluer les familles de victimes et déposer une gerbe.

"Ce vendredi a marqué mon esprit" 

Cette cérémonie s'est déroulée sous le regard d'une vingtaine de personnes massées derrière des barrières, parmi elles, il y a Golda, une habitante du quartier : "Ça me rappelle de mauvais souvenirs tout simplement. Tous les morts qu'il y a eu ici et tous ceux de Charlie Hebdo. Ce vendredi a marqué mon esprit", dit-elle. "Ce n'est pas fini malheureusement...  tous ces morts, toute cette tristesse et tout cet antisémitisme qu'il y a partout en France et en Europe... On n'oublie pas", rajoute-t-elle sans pouvoir retenir ses larmes. 

Sylvain lui non plus n'oublie pas, mais il veut croire quatre ans après l'attentat, en une valeur essentielle : la fraternité. "Ça me touche beaucoup. Ce n'est pas de ma famille. Je suis israélite comme eux, mais ce n'est pas parce que je suis israélite que je suis là, il n'y a pas de religion qui tienne là-dedans. On est tous pareils". Un deuxième hommage sera rendu mercredi soir devant l'épicerie, quatre ans jour pour jour, après l'attentat contre l'Hyper Cacher. 

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