Lu dans la presse
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Publié le 11 Mai 2020

France/Antisémitisme - Une radio locale vandalisée avec des inscriptions nazies

Les locaux de Radio d’ici, situé à Saint-Julien-Molin-Molette dans la Loire, ont été tagués de croix gammées et de symboles suprémacistes blancs.

Publié le 10 mai dans Ouest-France

Les locaux de la radio associative Radio d’ici, qui diffuse sur la Loire et l’Ardèche, ont été vandalisés dimanche 10 mai par des individus revendiquant leur appartenance au nazisme et à la mouvance suprémaciste, a-t-on appris auprès du parquet de Saint-Etienne.

D’après les premières constatations, les auteurs ont détruit une partie du matériel de la radio à l’aide d’un marteau et d’un extincteur. Ils ont arraché des protections phoniques des murs du studio d’enregistrement peu après 6 heures du matin, après avoir forcé la porte d’accès à la radio.

Croix gammées et inscriptions de suprémacistes blancs

Outre des croix gammées, ils ont peint en rouge sur les murs l’inscription 14/88, symbole d’appartenance à la mouvance des suprémacistes blancs, a déclaré David Charmatz, le procureur de la république de Saint-Etienne.

Ils auraient aussi déversé un liquide inflammable, de type white spirit, trouvé sur place, avant de prendre la fuite, après que l’un d’eux s’est trouvé nez-à-nez avec un des occupants du bâtiment où se trouve la radio.

Crâne rasé et foulard tête de mort

Selon son récit, cet individu qui a pris la fuite avait le crâne rasé et une partie du visage recouvert d’un foulard sur lequel était dessinée une tête de mort, a précisé Louis Perego, fondateur de cette radio locale associative de sensibilité de gauche, humaniste et écologiste qui emploie quatre salariés et une quarantaine de bénévoles.

Les studios ciblés par ces actes de malveillance sont ceux installés dans une ancienne école de Saint-Julien-Molin-Molette (Loire). Cette radio associative, créée en 1996 et présidée par le sociologue Patrice Berger, en compte d’autres à Annonay (Ardèche).

En dépit des dégâts occasionnés, les dirigeants de Radio d’ici indiquent poursuivre la diffusion de leurs programmes sur internet, en streaming et en podcast. L’enquête a été confiée à la brigade des recherches de gendarmerie de Saint-Etienne.

 

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