Lu dans la presse
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Publié le 19 Octobre 2018

France/Israël - Une délégation de patrons bretons découvre un pays quatre fois plus riche que la Bretagne

Le déplacement en Israël d’une délégation de patrons rennais s’est achevé mercredi soir. Une découverte d’un marché et d’une économie aux antipodes de ce que les chefs d’entreprise avaient en tête avant de partir.

Photo : Dans la capitale économique, Tel Aviv, les chantiers se multiplient. Dans quelques mois, un train rapide reliera la ville à Jérusalem en moins de trente minutes. (Philippe Créhange)

Publié le 18 octobre dans Le Telegramme, le mensuel de Rennes sous le titre Israël. Deux fois plus peuplé mais quatre fois plus riche que la Bretagne

Quand Patrick Drahi lance l’invitation voilà plusieurs mois, le patron d’Altice SFR prend l’Union des entreprises 35 par surprise. Organiser tous les ans un voyage à l’international pour découvrir les débouchés économiques d’un pays, comme le font les Rennais depuis près de vingt ans, c’est une chose. Mais choisir Israël pour destination, comme le franco-israélien Drahi leur suggère, c’en est une autre. Car rares sont les Bretons à avoir des connaissances sur ce marché avant de s’envoler à Tel Aviv. Et très peu, dans cette délégation de 185 dirigeants, ont déjà mis le pied en Terre sainte avant ce début de semaine. Mais au final, la magie a opéré. Malgré la très grande complexité d’un pays vraiment pas comme les autres.

Pour s’en convaincre, il suffisait d’interroger les chefs d’entreprise sur le tarmac rennais, ce mercredi soir, à leur retour d’Israël. Aucun ne regrettait la décision prise par le président de l’UE35 Hervé Kermarrec, son vice-président Bruno Cressard et son délégué général Hervé Lejeune. Tous ou presque portent désormais un autre regard sur ce pays, forcément orienté et incomplet - les Bretons ne sont pas sortis d’un circuit balisé entre Tel Aviv et Jérusalem. « Mais ce qu’on a vu n’était pas à l’image de ce qu’on imaginait depuis la France », atteste Hervé Kermarrec. « On y circule parfaitement et très librement, c’est tout à fait sécurisant. On y reviendra », annonce le président de l’UE35. Un entrepreneur qui voit « un pays très ouvert à l’international, avec du vrai potentiel. »

« L’objectif que nous nous étions fixé était de faire découvrir aux membres de la délégation l’écosystème israélien, les aider à comprendre les enjeux géopolitiques, avec un regard de proximité. Cet objectif est rempli », se félicite Bruno Cressard, co-organisateur du déplacement avec Hervé Lejeune. Le vice-président de l’union patronale est frappé par l’énergie qui se dégage chez les entrepreneurs israéliens. « C’est un pays qui fait le double de la population bretonne pour un PIB qui est quadruple. Ça veut dire que les Bretons, qui sont confrontés aux mêmes problèmes d’entrepreneurs que les Israéliens, sont à même de booster leur croissance et créer des emplois et de la richesse. » Plus globalement, Bruno Cressard confie son changement d’état d’esprit de retour dans l’Hexagone. « Avec les voyages de préparation, c’est mon troisième déplacement en Israël. Une forme de prise de recul s’est opérée chez moi face aux habituelles querelles franco-françaises, qui semblent dépassées par rapport aux enjeux du Proche-Orient. »

Reste désormais à savoir si, de retour de ce voyage, les chefs d’entreprises bretons réaliseront le vœu formulé par Patrick Drahi lors d’une soirée de gala au musée de la Tour de David, à Jérusalem : un taux de chômage français inférieur à son taux de croissance, comme en Israël. La barre est haute…

 

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