Lu dans la presse
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Publié le 19 Mars 2020

France/Terrorisme - Peur et tristesse des juifs de Toulouse (Documentaire)

Le 19 mars 2012, il y a 8 ans, l'école Ozar Hatorah de Toulouse était la cible d'un acte terroriste. En mémoire des victimes, France 3 rediffuse le documentaire "Chronique d’un antisémitisme d'aujourd’hui", à voir ou revoir, jeudi 19 mars, à 23h30 sur France 3.

Ce soir, Chronique d'un antisémitisme d'aujourd'hui sur France 3. Pour le voir en ligne, c'est ICI.

Publié le 19 mars 2020 dans La Croix

La France est frappée depuis vingt ans par une nouvelle vague d’antisémitisme. Elle est sans précédent historique du fait qu’elle s’alimente de multiples courants. Islamisme, antisionisme d’extrême gauche, judéophobie d’extrême droite, populisme, racisme ordinaire. La Croix a récemment consacré une longue enquête à cette situation qui pose la question d’une possible convergence des haines (La Croix du 10 janvier).

Dans sa percutante enquête, le journaliste Georges Benayoun revient sur ces deux décennies, entrecoupant images d’archives et témoignages. Dans cette démarche, l’absence de toute référence à l’antisémitisme d’extrême droite (qui alimente l’actualité en Alsace, les attentats de suprémacistes en Allemagne ou aux États-Unis) est regrettable. Mais il est vrai que Georges Benayoun a choisi d’ancrer son enquête à Toulouse, où il a passé plusieurs mois. La réalité sociale et politique de la capitale occitane explique la focalisation sur la situation des quartiers, la population musulmane, les militants de la cause palestinienne et de la gauche radicale, très présente dans la ville rose.

Huit ans après Mohammed Merah

Toulouse, c’est surtout le lieu de l’attentat de 2012 où trois enfants et un enseignant de l’école Ozar Hatorah furent assassinés par Mohammed Merah. Huit ans après, les paroles des témoins de ce drame et des membres de la communauté juive doivent être entendues. Elles sont crues, elles sont fortes, expriment le douloureux sentiment d’un manque d’empathie et d’engagement de toute la société française. Le nombre de juifs vivant à Toulouse est passé ces dernières années de 20 000 à 10 000 personnes. Beaucoup sont partis en Israël, d’autres s’interrogent. Le président du Crif local est « pessimiste ». Une communauté « triste » et « bunkerisée », c’est aussi comme cela que Marc Sztulman, attaché parlementaire socialiste, voit l’avenir. Une voisine de l’école Ozar Hatorah, un ancien pasteur réformiste, l’essayiste Fatiha Boudjahlat qui se démène dans les écoles, apportent une touche d’espoir à ce sombre mais salutaire documentaire.

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