Lu dans la presse
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Publié le 24 Mai 2016

Intervention d'Axelle Lemaire, Secrétaire d'Etat chargée du Numérique, à l'Université de Tel-Aviv

Dimanche 22 mai 2016 à l’Université de Tel-Aviv se tenait le “Start-Up Nation Show” destiné à présenter l’environnement israélien de l’innovation.

Axelle Lemaire a pris la parole pour expliquer aux 180 participants d’un Forum “France-Israël” l’excellence Française en matière digitale

Par Nathan Sarel, publié sur Israel Valley le 23 mai 2016
 
Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique, a exprimé la perception française de la politique digitale à mener. C’est en effet en sa présence que le Pr. Moshe Zviran de la Recanati School of Management a exposé les atouts d’Israël en matière d’innovation, avant une présentation par le Dr. Daniel Rouach (Président de la CCI Israël-France) et de Yossi Dan (co-fondateur de Challengy), de six start-up représentatives de cette dynamique.
 
C’est donc Moshe Zviran qui a introduit ce “Start-Up Show” en énonçant les raisons pour lesquelles Israël s’est imposé comme la Start-Up Nation. Il a retenu les trois éléments principaux de tout éco-système d’innovation : Université, Entreprise et Gouvernement.
 
Il a dans un premier temps rappelé les excellents résultats de l’Université de Tel Aviv, de l’Université hébraïque ou du Technion, que l’on retrouve au sommet des classements mondiaux. Des universités dont sont issus de très nombreux ingénieurs, qui peuvent par la suite intégrer les centres de Recherche & Développement des quelques 350 multinationales implantées en Israël, dont Google, Apple, Facebook, Microsoft, Cisco ou General Electrics.
 
Selon Moshe Zviran, les implantations pionnières d’Intel, d’IBM et de Motorola dans les années 1980 ont été décisives pour “apporter les bonnes pratiques de management”. Et au-delà de ces grandes sociétés tournées vers la technologie, il prend également en compte les capacités considérables de financement et d’investissement, comme en attestent l’existence de 250 fonds d’investissement (en capital-risque) dans le pays, propulsant Israël au premier rang mondial par habitant.
 
Moshe Zviran a aussi souligné le rôle primordial du gouvernement, que ce soit par le financement initial de certains projets, l’établissement d’une fiscalité avantageuse ou encore la mise en place de vecteurs institutionnalisés de l’innovation tels que les clusters ou les incubateurs.
 
Mais selon lui, Israël bénéficie d’une spécificité très particulière : La conscription des jeunes israéliens entre deux ans et demi et trois ans dans l’Armée de Défense d’Israël. L’arrivée tardive des jeunes dans le monde universitaire ne serait alors pas dommageable.
 
Au contraire, à la fin de leur service, ces jeunes ont pu avoir accès à la haute-technologie et aux responsabilités : “Ils se retrouvent obligés de prendre des décisions importantes, ils acquièrent de la maturité très tôt et sont capables rapidement de faire face à des situations compliquées dans leurs parcours professionnels.”
 
Ce sont donc tous ces éléments qui permettent à Israël de compter plus de 630 start-up en activité. Moshe Zviran regrette cependant la chute du pays de la deuxième à la cinquième position des meilleurs écosystèmes pour l’innovation, derrière la Silicon Valley, New-York, Los Angeles et Boston (mais toujours devant Londres, Chicago ou Boston). Il est essentiel selon lui de concentrer les efforts sur les spécialités israéliennes de l’innovation : le Big Data, la cyber-sécurité, la sécurité intérieure et la santé numérique... Lire l'intégralité.

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