Lu dans la presse
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Publié le 8 Février 2018

#Israel - Des milliers de manifestants se réunissent devant l'Ambassade du Rwanda en Israël contre l'expulsion des demandeurs d'asile

"Je ne suis pas à vendre" peut-on lire sur les pancartes des manifestants.

Publié le 7 février 2018 dans The Jerusalem Post sous le titreTHOUSANDS OF AFRICAN MIGRANTS PROTEST DEPORTATION AT RWANDAN EMBASSY IN ISRAEL

Trois jours après que le gouvernement israélien ait envoyé 20 000 avis d'expulsion, des milliers de réfugiés érythréens et soudanais, ainsi que des Israéliens, se sont rassemblés devant l'ambassade du Rwanda à Herzliya pour protester contre leur expulsion et condamner le Rwanda d'avoir apparemment accepté de l'argent pour leur exil.

L'ambassadeur rwandais, Olivier Nduhungirehe, a démenti les informations selon lesquelles son gouvernement aurait conclu un accord secret avec Israël pour accepter les migrants expulsés à 5 000 dollars par personne.

Parmi les chants scandés par les manifestants, beaucoup de "Nous sommes des réfugiés - nous ne sommes pas des criminels!", et "Rwanda: Honte à vous!". Les manifestants ont exprimé leur crainte d'être forcés de quitter Israël dans un pays connu pour son régime autoritaire et ses violations des droits humains. "Ne me vendez pas au Rwanda", a plaidé Simon Gooka, 23 ans, venu du Soudan du Sud en Israël en 2012. "S'il vous plaît, faites-nous l'honneur de ne pas nous traiter des criminels. Nous sommes des réfugiés, nous sommes venus en Israël pour nous protéger. "

Accroché à une pancarte "La déportation tue", Emmanuel Hopta, 30 ans, qui est venu d'Erythrée en Israël en 2011, se dit choqué par la position ferme du gouvernement. "Je suis venu ici parce qu'Israël a signé la Convention de Genève de 1951 pour les réfugiés et j'ai pensé qu'ils me protégeraient", a-t-il déclaré. "Au lieu de cela, ils m'ont envoyé à Holot [centre de détention ouvert] pendant un an, et maintenant ils me forcent à partir dans un endroit dangereux. On m'a dit que les Juifs et les Israéliens étaient les gens les plus humains sur terre. Pourquoi rejettent-ils ceux qui ont besoin de leur aide ?".

L'Israélien Nimrod Avigal, 35 ans, se pose la même question. Directeur adjoint de l'organisation de défense des réfugiés américains HIAS, il tient une pancarte indiquant: "Mon peuple était aussi comptait des réfugiés" et "Accueille l'étranger, protège le réfugié #JewsForRefugees".

"Beaucoup de ces gens sont restés en Israël pendant dix ans sans aucun droit, et le gouvernement a négligé leurs histoires et leurs droits de réfugiés et a refusé de leur accorder le statut protecteur qu'ils méritent", a-t-il déploré. "Maintenant, ils essaient de les expulser et de corrompre un pays d'Afrique, qui n'est pas leur maison."

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