Lu dans la presse
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Publié le 21 Juillet 2016

#Israël - L'eau pour la paix, et non pour la haine

Un impératif israélien autant que palestinien.

Israël est le leader mondial dans le traitement des eaux usées et l'un des leaders mondiaux en dessalement

Par Hilik Bar, Vice-président de la Knesset et Secrétaire général du Parti travailliste israélien, et Gidon Bromberg, Co-directeur israélien d'EcoPeace Middle East, publié sur les Blogs du Huffington Post le 20 juillet 2016
 
Comme avec la plupart des problématiques, Israéliens et Palestiniens imputent bien souvent la responsabilité d'un échec en ce qui concerne la problématique crucial de l'eau à l'un et à l'autre: les Palestiniens dénoncent une '"apartheid de l'eau" et les Israéliens une '"intifada des eaux usées".
 
Néanmoins, une progression importante mais négligée vient de faire surface: le nouvel accord israélo-turc sur la normalisation des relations entre les deux pays. Il permet à la Turquie de mener les efforts nécessaires pour construire une nouvelle station électrique et une nouvelle centrale de désalinisation à Gaza. Le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahu a cité les eaux de Gaza et les risques sécuritaires pour la santé émanants comme une justification clé concernant l'accord avec la Turquie.
 
Les inquiétudes du Premier Ministre sont bel et bien justifiées. Quelques 1.8 millions de Palestiniens à Gaza sont à court d'eau potable. L'aquifère côtier qui est presque leur seule source d'approvisionnement en eau n'est plus potable. Les niveaux de salinité de l'aquifère sont 10 fois plus hauts que ce que les critères de santé ne le permettent.
 
La population de Gaza n'a pas de station de traitement des eaux usagées moderne. Ses eaux usagées polluent l'aquifère côtier partagé avec Israel. On estime qu'environ 90 million de litres d'eaux usagées non traitées en provenance de Gaza se déversent dans la Mer Méditerranée chaque jour. Celles-ci ne polluent pas seulement le littoral commun, mais elle menacent également la station de désalinisation israélienne d'Ashkelon. Cette centrale procure à elle seule 20% de l'eau potable en Israël.
 
La logique qui se trouve derrière la nécessité d'une action urgente à Gaza s'applique également à la Cisjordanie. Malgré l'impasse politique actuelle, l'accord conclu sur Gaza avec la Turquie démontre qu'il est possible d'avancer sur les problématiques hydrauliques entre Israel et la Palestine malgré les complications politiques plus larges. Nous avons l'opportunité de profiter aujourd'hui de l'impulsion politique découlant de l'accord sur Gaza et d'étendre cette percée à la Cisjordanie, spécialement à la lumière de ces mois d'été frappés par une pénurie d'eau et du 'blame game' ambiant ayant déjà reçu une certaine attention médiatique.
 
Une telle action est un impératif israélien autant que palestinien. Chaque ville palestinienne en Cisjordanie, de Jenin au nord à Hebron au sud, émettent des eaux usagées qui polluent les ruisseaux qui s'écoulent soit à l'ouest en Israël ou à l'est, vers la rivière du Jourdain et la Mer Morte. On estime à 50 millions de mètres cubes la quantité d'eaux usagées non traitées qui polluent les eaux souterraines partagées situées dans les aquifères côtier et montagneux, et les plages méditerranéennes d'Israël annuellement.
 
Comme les eaux usagées de Gaza qui s'écoulent vers Ashkelon, les eaux usagées de Cisjordanie emportées par les ruisseaux trans-frontaliers risquent d'amener certaines maladies au coeur de villes israéliennes majeures, y compris Tel Aviv se trouvant le long du courant Yarkon, Haifa avec le courant Kishon, Hadera avec le courant Hadera, Netanya avec le courant Alexander et Be'ersheva et le courant Hebron.
 
Du point de vue de la pénurie en eau, la situation dans de nombreuses villes palestiniennes en Cisjordanie se révèle être pire qu'à Gaza. En ces mois d'été, les eaux municipales ne sont fournies à de nombreux foyers palestiniens qu'une seule fois par mois. Les Israéliens sont fiers de leur ingéniosité hydraulique et Israël se trouve être le leader mondial dans le traitement des eaux usées et l'un des leaders mondiaux en dessalement.
 
Grâce à ces accomplissements technologiques, Israel apprécie un surplus en ressources hydrauliques. Le leadership israélien sur la gestion de l'eau signifie qu'il est possible maintenant d'atteindre un nouvel accord sur l'eau avec les Palestiniens sans qu'aucun secteur en Israël ne subisse une réduction dans l'allocation de ses quotas d'eau. Le coût politique est bas, alors que les gains pour les deux côtés sont énormément positifs. Plus d'eau dans chaque foyer palestinien représente une chance de renforcer le leadership palestinien modéré... Lire l'intégralité.

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